ACTE IV.— Sr.KNE V
SAINT-JUST
tour la dernière fois roiitemplo ces artistes iti émeutes , et crie : « A bas les royalistes ! >
SCKNK V.
ROBFSPIERRE. SAINT-JUST.
ROBKSPIFRRK.
Qu'ainsi , poiii' nos projets , s'abîment les partis ! — Dp l'exécution serons-nous avertis?
^ SAINT-JtST.
! Bientôt un pauvre diable , arrêté par mégarde , ^Vft tout nous raconter. Du peuple c'est un barde ,
In vendeur de chansons, patriote en gaîté ,
A qui j'ai fait hier rendre la liberté.
ROBESPIERRE
Ah ! qu'il m'apprenne enfin le supplice des traîtreg î Mais dis , ne crains-tu pas qu'à devenir nos neutres D'autres tendent , ati sein de la Convention ?
.le vois de toutes parts l'esprit de faction A l'envi dans l'État soulever des tempêtes , Faire obstacle à nos plans et menacer nos têtes. D'un grand peuple opprimé le bonheur est n^n vœu .le sais que c'est le tien, mais la France est en feu; Nos pervers ennemis, déchirant ses entrailles, Provoquent à l'envi de nouvelles batailles.
SAINT -.TUST.
C'est le sort ! rien de grand ne s'enfante au repos : Des aspirations du bouillonnant chaos Cet immense univers jaillit ; dans les nuages La République est née au miheu des orages ; L'homme arrivant au monde , à son avènement , Sort des flancs de sa mère avec déchirement. La douleur est féconde , et des membres difformes Doivent être arrachés par l'acier des réformes : C'est à nous de trancher dans le vif... eh! tranchons! Au sentier des vertus d'un pas ferme marchons ; A des destins meilleurs poussons la race humaine ; Partout mettons le fer où paraît la gangrène, Sourds aux lâches conseils d'une indigne pitié : Le moy«n par le but sera justifié.