‹ La Place Actuelle Des Sels D'OrChapitre 12 sur 16 · UT · texte numérisé non relu

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dont le seul but a été de retarder la création d’un collapsus bilatéral.

4 À la suite de phrénicectomie ou d’opérations plastiques qui se sont montrées insuffisamment efficaces, l’aurothérapie peut aider à la cicatrisation de lésions ulcéreuses demeurées irréductibles.

5° Enfin, comme l’a indiqué récemment A. Jacquelin, les sels d’or trouvent une indication intéressante dans les tuberculoses atypiques (asthme, rhumatisme, etc). D’après cet auteur, la Chrysothérapie doit être considérée surtout comme une médication très utile pour favoriser l’arrêt momentané des symptômes provoqués par ces manifestations atypiques de la tuberculose, mais il convient ultérieurement, pour modifier plus profondément le terrain morbide, de profiter de la trêve obtenue par les sels d’or, pour recourir à d’autres traitements, tels que les médications spécifiques.

6° Il est une autre application de la méthode, c’est la Chrysothérapie intrapleurale, préconisée par M. L. Kindberg. Les indications en sont, d’une part lirrétractilité du moignon pulmonaire et d’autre part les brides adhérencielles.

Dans le premier cas, on voit des cavernes inertes de moignon s’affaisser peu à peu et réaliser un collapsus parfait; dans le deuxième cas, on voit les adhérences s’étirer et permettre de pratiquer ensuite une section efficace.

Cette méthode a donné à Kindberg des résultats

intéressants et lui a permis, dans de nombreux cas

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graves, de transformer favorablement le pronostic d’un pneumothorax insuffisant, à condition de ne pas intervenir trop tard, ni de le tenter sur des pneumothorax franchement inopérants à adhérences multiples qui sont justiciables des interventions chirurgicales.

La Chrysothérapie intrapleurale constitue donc une excellente méthode préparant la pleurolyse et pouvant la compléter avec utilité.

Telles sont les indications limitées de la Chrysothérapie. Les résultats sont sans doute inconstants, partiels, transitoires et imprévisibles, mais il serait injuste d’en contester la réalité.

Envisagée ainsi, l’aurothérapie ne constitue pas une thérapeutique spécifique mais une médication accessoire dont le rôle adjuvant n’est contesté par personne, même par les plus sceptiques.

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