‹ La place de la gastrectomie de gauche à droite dans le traitement des ulcères gastro-duodénauxChapitre 25 sur 68 · DÉDUCTIONS CHIRURGICALES CHOIX DE L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

DÉDUCTIONS CHIRURGICALES CHOIX DE L'INTERVENTION

De tout ce que nous venons d'exposer, il apparaît que les zones gastriques à secrétion alcaline commandent toute la maladie ulcéreuse, du moins dans ses manifestations locales. Supprimer la totalité de la zone antrale sera donc l’objectif essentiel de l'acte chirurgical.

Si l’ulcère est inextirpable, soit qu'il siège trop à droite sur le duodénui, ce qui est fréquent, soit qu'il se trouve juxta cardiaque, ce qui est exceptionnel, on pourra être amené à le laisser en place et à réaliser une gastrectomie pour réduction d’acidité, selon le terme de LERICHE qui semble plus exact que celui de gastrectomie pour exclusion prôné par FINSTERER dès 1918. Cette opération, paradoxale en apparence, est capable de guérir la maladie ulcéreuse.

LES VARIATIONS DE L’ANTRE. — De grandes difficultés surgissent malheureusement lorsque l’on veut délimiter exactement la région antrale.

BISCHOFF a le premier distingué morphologiquement les deux types de glandes gastriques.

Chez l'homme, Hursr et STEWART admettent que les glandes pyloriques s'étendent à 3/10 de la distance du pylore au cardia. Au-delà se trouve une zone intermédiaire de un centimètre, puis la muqueuse de type fundique.

ETS

DEBEYRE a montré que la zone pylorique occupait plus de la moitié de la petite courbure : 45 centimètres sur 8, et seulement 4 centimètres sur la grande courbure.

En fait, les limites ne paraissent pas si constantes. Von KuüPrEr dit que la limite des glandes pyloriques peut se trouver de 6 à 14 centimètres de l’anneau pylorique.

Dans bon nombre de cas, la muqueuse antrale remonte en flèche le long de la petite courbure vers le cardia et, dit LERICHE, jusqu’au voisinage du cardia. Il est certain qu’il n'existe pas de limite anatomique microscopique entre la région antro-pylorique et la région fundique.

Le pourcentage de guérisons et d’anachlorhydrie éloignées est lié à l'étendue de la résection gastrique vers la gauche.

Tout le monde s'accorde pour accroître l'étendue de la résection sur la petite courbure (où elle est difficile et où elle enlève surtout des glandes alcalines) plus que sur la grande courbure (où elle est aisée et enlève rapidement des glandes secrétant l'acide).

Tous les efforts convergent autour du point techniquement le plus difficile et numériquement le plus limité : la résection de quelques centimètres de plus sur la petite courbure en direction du cardia.

L'antrectomie simple est suffisante pour NEUMANN et DESLOYERS, car il est inutile d'étendre la résection loin sur le fundus, la petite zone de fundus laissée en place suffisant toujours à secréter de l'acide et

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