‹ La place de la gastrectomie de gauche à droite dans le traitement des ulcères gastro-duodénauxChapitre 60 sur 68 · HO · texte numérisé non relu

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déficit étant maximum dans les deux premières années. Après trois ans, il ne reste plus qu’un nombre restreint de malades n’ayant pas repris leur poids normal. Il faut donc parler plus de lenteur que de défaut définitif d’engraissement.

Ce déficit apparaît comme symptôme isolé, lopéré reste maigre, mais a retrouvé ses forces.

Aucune des techniques ne met certainement à l'abri de ce défaut, pas plus que la continence de Ja bouche.

Lorsque le moignon restant est de dimensions moyennes ou de grandes dimensions, le taux du chimisme semble être prépondérant et aux chlorhydries basses correspondant nettement le plus fort pourcentage de médiocres reprises de poids.

Lorsque, au contraire, le moignon est petit, de capacité réduite, quel que soit par ailleurs le mode d'évacuation précis, le facteur anachlorhydrie semble secondaire et son influence s'efface devant celle, prépondérante, que représente la trop faible capacité de l'estomac restant ; il est impossible de retrouver une relation précise entre chimisme et reprise de poids.

Il semble, en outre, que la gastrectomie qui se traduit par une diminution considérable de l'acidité gastrique, soit susceptible de retentir sur le fonctionnement du pancréas en troublant le jeu normal de déclanchement de a sécrétion ; en effet, le processus de mise en train de la sécrétion pancréatique parait

déréglé.

C’est pourquoi on envisage des thérapeutiques vasodilatatrices permettant d'assurer un meilleur fonctionnement de la glande.

Si le déficit est persistant et si toute faute alimentaire, et notamment toute restriction peut être élinunée, il importe d’étudier le fonctionnement radiologique et l’Hcl résiduel du moignon.

Si l’estomac est de dimensions moyennes, le fonctionnement correct, et si le taux d'acide combiné est relativement bas, il y a lieu d'espérer une reprise de poids de l'administration d’une solution d'HCL.

Si, au contraire, le moignon est de toute petite capacité, il faut insister sur le fractionnement des

repas.

RETENTISSEMENT DES RÉSECTIONS GASTRIQUES SUR L'HEMATOPOIESE

On s’est demandé si la gastrectomie large n'entraïnait pas un retentissement sur l’hématopoïèse ; en effet, depuis CASTLE, on sait que l'estomac secrète un facteur intrinsèque, élément nécessaire d’une hormone anti-anémique dont le déficit explique, en pathologie, l'anémie de BIERMER.

Pour certains auteurs, il existerait une anémie secondaire aux gastrectomies étendues ; de tels faits constitueraient une objection grave à l'opération.

Expérimentalement, MANN, MULLENIX, Ivy ont\

montré que lablation de l’estomac ne provoquait

jamais d'anémie pernicieuse, mais seulement une anémie de type hypochrome due à un trouble de l'assimilation du fer, secondaire à l’anachlorhydrie.

Chez l'homme, des statistiques systématiques n’ont jamais trouvé d’anémie pernicieuse secondaire aux ectomies partielles, mais fréquemment une anémie hypochrome peu accentuée ; ceci plus souvent chez la femme que chez l’homme, et plus souvent après Polya ou Finsterer que Péan Billeroth I et Kocher.

R. SoupauLT et R. FAUVERT ont suivi trente et un Finsterer larges par repas d'épreuve;, numération globulaïire, étude morphologique des globules rouges dosage Hb. et V.G. et myélogramme.

Tous les opérés présentaient l’anachlorhydrie recherchée. Aucun n’avait moins de 3.500.000 globules rouges par millimètre cube, sans anomalie de volume ou de forme des hématies.

Le pourcentage d'Hb était normal ainsi que la formule leucocytaire, sauf une légère mononucléose dans vingt et un cas. |

Enfin l’étude du myélogramme n’a jamais décelé ni de réaction érythrocytaire du type embryonnaire susceptible d'évoquer un processus Biermérien ni de mégaloblastes.

Aucun de nos opérés n’a présenté de modifications

hématologiques notables.

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