GÉNÉRALITÉS
Avant d'entreprendre l'étude et la critique des diverses méthodes thérapeutiques proposées contre l’arthrite sèche de la hanche, nous exposerons quelques données étiologiques, anatomiques et cliniques.
Il ne saurait entrer dans le cadre de notre sujet de développer complètement ces notions ; nous avons pour but dans ce travail d'exposer avant tout une méthode de traitement. Qu'on ne s'attende donc pas à trouver des considérations étendues sur les causes, les lésions et les signes des coxarthries. Nous nous bornerons seulement à mettre surtout en évidence certains faits, du reste parfaitement connus, écrits et admis, mais dont le rappel ne nous semble pas inutile pour mieux
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comprendre l'intérêt, les indications, le mécanisme aussi de l'intervention que nous proposons.
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A! — EnoLociE : Du point de vue étiologique, il est tout d’abord une notion ancrée dans tous les esprits : le malade atteint de coxarthrie est un sujet âgé. Si nous consultons cependant la plupart des observations, on constate que le plus souvent il s’agit d'individus entre 50 et 60 ans, parfois même beaucoup plus jeunes. Il semble donc plus exact de dire que la coxarthrie atteint de préférence les sujets à une période avancée de l’âge adulte, plutôt que des sujets âgés et séniles. MATHIEU, du reste, y a également insisté. Voilà, semble-t-il, une notion qui serait en faveur de toutes les audaces chirurgicales et qui a priori, permettrait de défendre les techniques et les interventions les plus téméraires, puisqu'on s'adresse à des sujets relativement jeunes. En fait, il n’en est rien, car de ce facteur « âge » on ne peut rien déduire du facteur « résis-
tance » ; or, la plupart des coxarthriques sont des
«non-résistants » car des obèses. Dans toute la littérature, dans nombre d'observations (observations I, VII, XIV entre autres), l'obésité du malade revient comme un leit-motiv, et est notée soit
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parce qu'elle a gèné l'intervention, soit parce qu'elle a pesé dans l’abstention opératoire, interdisant au sujet ou une longue immobilisation post-opératoire, ou faisant prévoir un choc opératoire trop important.
Il y a donc là une notion étiologique sérieuse
qui contrecarre souvent les désirs du chirurgien qui force à s'abstenir de traitements dont les résultats sont incontestablement excellents, mais que l'état général oblige à abandonner.
Quant aux causes mêmes de l’arthrite sèche, ce n’est pas ici la place de les discuter, nous ne ferons qu'enregistrer les faits connus. Toutefois, nous avons relevé avec une fréquence qui ne peut manquer de frapper l'esprit, le nombre important de coxarthries survenues sur des hanches antérieurement atteintes de lésions congénitales ou de lésions de l'adolescence.
Dans l’observation Ï, de même que dans l’observation II : dystrophie de l’adolescence ; déformalions congénitales importantes dans les observations V et VI ; dans l'observation VIT, la coxarthrie marche de pair avec d’autres malformations osseuses telle qu'une patella bipartita ; dans l’observation VIII le sujet a présenté dans l'enfance une lésion de la hanche étiquetée coxalgie, mais qu'une simple immobilisation plâtrée guérit en quatre mois : il semble en effet qu'on se soit trouvé
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là encore devant une dystrophie de l'adolescence comme dans les autres cas.