CHAPITRE I
TECHNIQUE DE L'ACETABULOPLASTIE
Nous décrirons tout d’abord la technique initiale type décrite par Smirn-PETERSEN et reprise par SORREL en France. Cette technique, par la suite, a subi quelques modifications et nous serons amenés, ensuite, à exposer les variantes exécutées par les divers auteurs.
À. — TECHNIQUE DE SMITH-PETERSEN - SORREL Anesthésie.
L'intervention est menée sous anesthésie générale soit à l’éther, soit au protoxyde.
Elle peut également être parfaitement pratiquée sous anesthésie locale (SmirH-PETERSEN), si l’état général du sujet l'exige ou s’il existe des contre-
indications quelconques à l’anesthésie par inhalation.
Instrumentation.
En principe, aucune instrumentation spéciale n’est nécessaire et il s’agit d’une intervention qui peut être réalisée avec l’instrumentation courante, par tout chirurgien, dans toute etes chirurgicale habituelle.
L'usage de la table orthopédique est inutile et les resections pratiquée$ dans toutes nos observations l’ont été sur table chirurgicale usuelle. MAs- SART préconise, cependant, l'usage de la table orthopédique, pour des raisons de commodité personnelle et pour faciliter l'application du plâtre qu'il juge préférable, nous le verrons en fin d’intervention.
Par ailleurs, il peut être fort commode de prévoir, parmi l’instrumentation, un ciseau de Purrt
qui facilitera considérablement le modelage de
la tête ou du cotyle si celui-ci se révèle nécessaire. C'est là le seul instrument un peu spécial ; autrement une boîte habituelle de chirurgie osseuse banale est suffisante.
Position du sujet.
Sujet en décubitus dorsal, en laissant libre de toute attache le membre inférieur sur lequel on
ES
travaille, sa mobilisation au cours de l’intervention pouvant être nécessaire.
Un point non dénué d'intérêt, et sur lequel il n'est pas inutile d'attirer l'attention, est lutilité d'obtenir un bon relâchement du psoas. Pour éviter de pratiquer la manœuvre que SMITH-PETERSEN préconise et que nous étudierons plus loin, manœuvre qui vient un peu compliquer la technique, il suffit de glisser sous la partie inférieure de la cuisse intéressée un coussin de sable de quelques centimètres, ou une simple alèze roulée : celle-ci, en fléchissant très légèrement la cuisse sur le bassin, aura pour effet de relâcher le psoas et de placer en outre le membre en très légère rotation externe, ce qui facilitera grandement l'exposition de la face antérieure de l'articulation.
Voie d’abord.
Quelle voie d’abord employer parmi les voies d’abord proposées pour les interventions sur la hanche P
Les incisions antérieures et les incisions externes sont, malgré leurs avantages, peu propices à l’abord de la face antérieure de l'articulation et la faveur de tous les auteurs va « à la voie d’abord antéro-externe », qui constitue une voie remarquable, grâce à laquelle l'intervention va se faire avec facilité, sans léser les muscles et sans hémorragie.
Parmi les diverses incisions décrites dans le cadre des voies antéro-externes, celle couramment employée par les auteurs est :
La voie de SMITH-PETERSEN. c
Ses avantages sont réels puisquelle est pratiquement exsangue, qu’elle passe strictement par les interstices musculaires, sans léser aucun muscle et qu’elle est de reconstitution des plus faciles.
L'incision cutanée part à l’union du 1/3 antérieur et des 2/3 postérieurs de la crète iliaque ; elle suit celle-ci parallèlement jusqu’à l'E.L.A.S. À ce niveau elle s’incurve légèrement pour descendre alors verticalement vers la ligne médiane parallèlement au relief du bord postérieur du muscle CouTurIER et ceci sur environ dix à douze centimètres.
Au total une incision curviligne concave en bas
ct en arrière, longue d'environ quinze à vingt centimètres.
TECHNIQUE OPERATOIRE TYPE
PREMIER TEMPS. : /ncision cutanée. Découverte du
plan Couturier-tenseur du Fascia-Lata.
L'incision cutanée de SmirH-PETERSEN prati-
quée, on tombe sur le plan musculaire Couturier-