‹ La Place de la Résection Modélante du Rebord Cotyloïdien dans le Traitement de l'Arthrite sèche de la hancheChapitre 19 sur 47 · RON · texte numérisé non relu

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2° Modification de la résection même du rebord cotyloïdien : la Coxo-Fémoroplastie de Massart.

En exposant la technique type, nous avons indiqué, chemin faisant, qu'il pouvait devenir nécessaire de compléter la résection du ‘sourcil cotyloïdien par un modelage soit de la tête fémorale, soit du fond cotyloïdien. Mais ce n’était à qu’un temps facultatif, accessoire, de l'intervention, effectué seulement lorsque les lésions de la tête, du col ou du cotyle étaient nettement exagérées.

MAssaRT, au contraire, a préconisé de compléter systématiquement la résection du rebord du cotyle par une intervention sur la tête fémorale. IL a donné à cette intervention combinée le nom de coxo-fémoroplastiie.

En voici brièvement résumées les principales phases : l’abord de l'articulation est pratiqué de la

même manière que dans la technique typique ;.

ablation du rebord cotyloïdien menée également selon les données habituelles.

Ceci fait, un aide imprime alors au membre

inférieur des mouvements de rotation interne et

externe. On amène ainsi, sous les yeux toute la partie antéro-externe de la tête et on se rend compte exactement de « ce qui accroche ou fait cale ».

Massarr insiste, d’ailleurs, lui aussi, sur le fait

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que nous avons sans cesse également mis en évidence : c’est en avant que siège l'obstacle essentiel ; il faut donc faire sauter totalement cet obstacle, il ne suffit pas de lui donner du large. L'ablation du sourcil ne suffit plus, il faut, en outre, et. systématiquement, effectuer une ablation partielle de ce qui rend la tête irrégulière et forme « une véritable exostose osseuse analogue à celle d’un . hallux valgus ».

Ce terme de comparaison ne fait-il pas, d’ailleurs, parfaitement comprendre ce dont il s’agit P

Mais cette abrasion de la tête fémorale ne risque-t-elle pas de détruire une partie importante de la surface articulaire et, par suite, de troubler profondément le jeu de l'articulation ? Non, dit l’auteur, car on enlève ainsi au maximum « dans les cas les plus importants 1/4 environ de la tête fémorale, mais 1/4 exubérant ». On redonne donc,

en fait, à la tête son volume normal et le profil articulaire est ainsi parfaitement rétabli.

À examiner d’ailleurs les faits de près, la coxofémoroplastie, n’est pas tellement différente, dans son principe même, de l'acétabuloplastie type. Elle n'est que l'adjonction systématique d’un temps facultatif, plus raisonnablement adapté peut-être même, par SMITH-PETERSEN et SORREL, à chaque cas individuel.

Ho. ee

Cependant, la coxo-fémoroplastie de MassarrT s'éloigne, réellement, de l’acétabuloplastie typique quant aux soins post-opératoires.

Une fois l'intervention terminée, A. préconise, en effet, la confection d’un petit caleçon plâtré qui sera maintenu pendant une huitaine de jours et qui est placé dès la fin de l'opération effectuée, nous l'avons signalé, sur table orthopédique.

Dès le huitième jour après l'intervention, le plâtre est enlevé et la mobilisation active est commencée, le lever ayant lieu à partir du quinzième jour environ, comme dans la technique habituelle. Se

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