DÉS
fier leurs appuis respectifs, ou les bloquer définitivement en bonne position ; soit à l'innervation sensorielle de l’article intéressé ; dans un dernier ordre d'idée enfin, se basant sur les données pathogéniques, on à essayé de modifier la trophicité de la tête fémorale.
Quels ont été les résultats obtenus ? Les plus variables et, il faut l'avouer, assez souvent décevants, et nous pourrions conclure avec Vipar- NAQUET :
— Certaines interventions, bénignes et facilement tolérées ne donnent qu’un résultat incertain et temporaire.
— D'autres nécessitent une longue immobilisation et sont de ce fait difficilement acceptées.
— D'autres, enfin, assurent une quasi-guérison fonctionnelle au prix d’un risque qui ne peut être supporté que par un sujet jeune et vigoureux.
Aussi, cherchant à améliorer ces résultats, en proporlionnant autant que possible l'acte opératoire à la résistance du sujet d’une part, et à l’im- portance des lésions d’autre part, SMITH-PETERSEN a-t-1l proposé une intervention nouvelle :
« La résection modelante du rebord cotyloïdien ou acétabuloplastie. »
Cette technique, modifiée par certains et en quelque sorte aménagée, adaptée aux lésions rencontrées, a donné quelques beaux résultats
Ur0
dans un article original, SMiTH-PETERSEN déclarait : « un laps de temps suffisant ne s’est pas encore écoulé pour juger des résultats à distance vrais » et SorreL, en 1938, écrivait dans le Bulletin de l'Académie de Chirurgie, avec la même franchise : « dans les cas que j'ai opérés, les résultats immédiats semblent tout à fait remarquables, mais je ne peux, d’après mon expérience personnelle, parler encore de résultats éloignés ».
Le temps depuis s’est écoulé et ce sont ces résultats à plus longue échéance — 6 ans pour les cas les plus anciens — que nous venons apporter iei.
Mais restons prudents et ne subissons pas cet enthousiasme pour la « nouvelle intervention » ce serait lui enlever toute valeur et nous pensons qu'elle mérite qu’on s’y arrête. Cette intervention n’est indiquée que dans des cas précis : elle doit, pour donner le maximum de résultats, s'adresser à des cas étudiés à l'avance. Elle ne s'oppose à aucune des méthodes déjà couramment employées et il est peut-être malheureux que certains auteurs aient pu dire : « dans le traitement de la coxarthrie deux opérations « s'opposent »: la résection modelante du rebord cotyloïdien et la résection arthroplastique » (Vinar-Naquer).
L’acétabuloplastie ne s'oppose pas à la résection arthroplastique dont on sait par ailleurs les excellents résultats : il s’agit là de deux méthodes diffé-