II AVANT-PROPOS
six ans par rillustie philosophe. J'affirme poiirant à ceux qui voudront bien le lire, et sans ambitionner la récompense promise qui ne saurait être pour moi, avoir fait de mon mieux pour leur présenter une Place Royale aussi complète que possible, y réunissant les détails les plus minimes de son édification et de ses embellissements, aussi bien que les scènes les plus dramatiques ou les amours les plus sensationnelles de son passé.
On a dit souvent de l'histoire de Paris, qu'elle était un chapitre de l'histoire de la France. Il ne serait pas exagéré de soutenir que, depuis sa création, au début du xvn^ siècle, la place Royale constitue à elle seule un chapitre de celle de Paris. Pareille à ces salles curieusement construites, dont une seule encoignure répercute tout ce qui se dit sous leurs voûtes, la Place, ainsi que l'appelait Madame de Sévigné, fut l'écho de la vie parisienne en ce qui concerne les lettres, les sciences, les arts ; en ce qui touche les luxueuses réjouissances des grands, les joies populaires, les deuils de tous.
La cour lui fit fête, ses nobles s'y logèrent, leurs plaisirs étaient là et non ailleurs, ils y