‹ La Plastique de L'AntrotomieChapitre 9 sur 44 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C'est Riolan qui, le premier en 1649, eut l'idée d'ouvrir l’apophyse mastoïde pour évacuer une collection purulente ; cette opération fut ensuite reprise par Rollfinck en 1656; mais il faut arriver au milieu du xvin* siècle pour rencontrer la première observation de trépanalion, pratiquée par J.-L. Petit, en 1750, chez un malade atteint de carie de la mastoïde. Cette opération fut reprise en 1776 par un médecin militaire nommé Jasser qui est généralement désigné comme ayant le premier ouvert la mastoïde sur le vivant. En 1789, Heuermann appliquait une couronne de trépan derrière la conque sans « donner au pus le temps d'allérer trop profondément le tissu spongieux de l'apophyse ». Fiedlitz et Lœfler y eurent aussi recours. On abusa même de cette opération jusqu'au moment de la mort de Jean-Just Berger, médecin du roi de Danemark, qui mourut de méningile purulenté, après la trépanation pratiquée

par les professeurs Kolpin et Callisen. Pendant un quart de siècle, personne n'osa plus trépaner la mastoïde; cependant Proët, de Copenhague, en 1792, préconisait l'opération. En 1838, dans un savant mémoire, Dezeimeris conclut « que la perforalion de l’apophyse mastoïde n'est point une opération à prescrire, mais une ressource précieuse qu'on à eu tort de ne pas mettre plus souvent en pratique ». Denonvilliers, dans sa thèse de concours en 1839, traite ce sujet. Jules Roux, un des maitres de la médecine navale, préconise la trépanalion de la mastoïde dans un mémoire adressé en 1848 à l'Académie de médecine. En France, elle fut remise en honneur par Forget qui parait l'avoir pratiquée le premier en 1849. Un péu plus tard, le Professeur Træltsch (de Wurtsbourg) et Follin attirent de nouveau l'attention sur cette opération. À partir de cette époque, l'utilité de la trépanation de la mastoïde n'est plus contestée par les chirurgiens. En 1868, l’on peut compter 30 cas de perforation de la mastoïde, dont le résultat fut des plus heureux (thèse du D' Delaissement, Paris, 1868).

Richet et surtout Duplay, dans son Traité de pathologie chirurgicale, regardent cette opération comme le seul modede traitement rationnel de la suppuration des cellules mastoïdiennes.

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