ÉVOLUTION ET DIAGNOSTIC
Pour synthétiser ces notions diagnostiques, nous pouvons considérer que l'évolution de la pleurite luberculcuse primitive des bases passe par les phases suivantes :
1° Au début, la plèvre étant simplement dépolie, l'oreille peut percevoir des frottements ou des crépitations sous-pleurales. La radioscopie peut montrer une diminution de l'amphtude des mouvements diaphragmaüques. ;
2° La lésion va dès ce stade rélrocéder, jusqu'à une reprise ultérieure, qui caractérise la pleurile à répélilion. Mais il est rare qu'après deux ou trois poussées, on ne trouve pas trace de leur passage sous forme d'épaississement pleural donnant une ombre radioscopique, de la submatité à la percussion, et à l'auscultation, une diminution du murmure vésiculaire. Les adhérences se manifestent par.les mêmes symptômes plus accentués et produisent l'immobilisation plus ou moins complète ainsi que les déformations du diaphragme.
3° Enfin, la pleurite peut évoluer d'emblée vers la symphyse (pleurite adhésive d'emblée). Alors les vibrations vocales ne sont plus perçues avec leur Imtensité normale
par la main qui palpe, la submatité à la percussion peut
FRÈRES devenir malité (sans phénomène du flot), la diminution du murmure vésiculaire fait place à l'obscurité respiratoire, et les svinplomes radioscopiques atteignent leur MaxIMUM.
Par. celte forme qui sert de transition, on arrive à la limite des corticalites fibreuses (formes post-pleurétiques de Barp), où la symphyse pleurale est sus-jacente à des lésions pulmonaires scléreuses superficielles et étalées en surface. Elles succèdent, non seulement à une pleurésie avec épanchement comme on a pu le croire, mais très souvent aussi à une pleurésie sèche qui passe d'abord inaperçue et n’est décelée que lorsque la lésion pulmonaire est constituée.