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était intense et dont l’avenir apparaissait très redoutable (obs. N°° 3, 4, 7, 10, 11, 13, 16).
Le second résultat: diminution rapide de l’expectoration purulente, disparition des vomiques qui déclenchaient de si douloureuses quintes de toux, se produit immédiatement. Le malade ne connaît plus le supplice du-passage du pus dans les bronches, le drain a permis d'éviter cette voie d'écoulement.
Le troisième résultat porte sur l’état général, qui s'améliore rapidement. En effet, les phénomènes toxiques disparaissent peu à peu, en même temps que sont supprimés les phénomènes infectieux. L’alimentation redevient possible et le poids remonte dans une proportion qui peut atteindre 5 à 6 kilogs, comme l’ont rapporté Santy et Philip. Cette ascension pondérale peut atteindre 800 à 1.000 grammes, par semaine. Enfin, on assiste parfois à la disparition des signes habituels de la cachexie: c’est ainsi qu’un malade de Santy et Philip vit s’effacer des escarres sacrées étendues. Cette amélioration générale est en rapport direct avec le drainage. Remarquons toutefois que dans quelques. circonstances, on peut, alors même que l’évacuation du pus par le tube est satisfaisante, assister au contraire à la persistance des phénomènes infectieux.
Comment expliquer ce paradoxe, ces troubles généraux qui demeurent, alors que l'infection est, en quelque sorte, « isolée », hors d’état de nuire? Peut-être faut-il invoquer quelquefois, comme le redoutent les adversaires de la pleurotomie, une réinfection secondaire de la cavité (obs. N° 2, N° 12). Mais ce danger paraît exceptionnel. Il faudrait alors recourir à des
lavages répétés avec la solution de Dakin ou ta solution iodo-iodurée. Une autre hypothèse résiderait dans l’idée d’une collection drainée insuffisamment. Enr fin, et cela assez souvent, il est certain que la fièvre et les signes infectieux étaient provoqués à la fois par une évolution pulmonaire et par une évolution pleurale. Si ces symptômes persistent, c’est que le processus parenchymateux persiste lui aussi: l’indication d'intervenir était mal posée.
Notons, d'autre part, que si la pleurotomie permet l'évacuation du pus, elle peut être impuissante contre sa production. L’organisme entier supporte les frais de cette suppuration continue. De là une cachexie que la pleurotomie ne peut conjurer, mais qu’elle n’a pas favorisée; de là le tableau de la dégénérescence amyloïde qui s’observe chez ces malades comme chez tous les sujets atteints d’une suppuration chronique (mais ici plus rarement cependant si l’on peut supprimer les infections associées) (Sergent et Turpin). Cette agonie progressive aurait eu lieu dans les mêmes conditions, peut-être même avec une marche plus rapide si le drainage n’avait pas été pratiqué. Il n’en demeure pas moins que, dans la plupart des cas — passager ou durable — Ia pleurotomie provoque un relèvement de l’état général.
Le quatrième résultat est d'ordre mécanique. On voit disparaitre la dyspnée qui résultait de la compression du médiastin par la collection purulente de plus en plus volumineuse; les organes refoulés reprennent leur position primitive.
Nous avons dit que la pleurotomie demeurait im-
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puissante contre la production du pus. Il n’en est pas moins vrai, qu’on voit très souvent, l'écoulement du liquide diminuer assez rapidement: « On sera surpris, écrit Santy, de voir le débit s’uniformiser et se stabiliser autour de 30 à 60 cc. par 24 heures, quantité de liquide qui paraît traduire la possibilité de suintement d’une cavité pleurale moyenne ».