OBSERVATION III
Pleurésie purulente au cours d'un pneumothorax gauche. Perforation pulmonaire. Pleurotomie.
Mme L... (Docteur Dumarest).
Malade porteur d’un pneumothorax thérapeutique gauche datant de 8 ans. Bon état général, pas de température, aucun signe pulmonaire évolutif.
Brusquement, en janvier 1929, perforation pulmonaire qui est suivie d’un épanchement purulent. La température monte à 40°. L'état général décroît rapidement. On pratique cinq lavages pleuraux au liquide iodo-ioduré, qui amènent la chute progressive de la température. Celle-ci finit par être à peu près régularisée en août 1929. La malade quitte Hauteville et rentre dans sa famille où elle mène une vie à peu près normale. L’expectoration est nulle, le poids augmente rapidement de 5 kilogs. En septembre 1929, ponction évacuatrice, nécessitée par l’augmentation progressive de l’épanchement, mais, sans phénomènes généraux. |
En janvier 1930, nouveau symptôme de perforation pulmonaire de petit calibre. Il ne donne pas lieu à vomiques ; mais il peut être contrôlé manométriquement. On reprend les lavages pleuraux, sans succès cette fois. En février 1930, vomique très abondante, accompagnée de symptômes généraux très pénibles, et l’on décide la pleurotomie d’urgence.
Pleurotomie à minima (RouGY) dans le fond du culde-sac (le drain repose sur le diaphragme) qui est suivie de la disparition rapide de tous les phénomènes généraux: température, toux, expectoration, etc. Des lésions pulmonaires droites anciennes s'opposent à toute idée de thoracoplastie ultérieure. L’écoulement du pus se réduit assez vite à 80/100 cc. par jour. L'état général reprend rapidement, mais la figure radiologi-