‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 21 sur 44 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Pleurésie purulente gauche fistulisée dans les bronches. Pleurotomie.

Mme B.. (Docteur Dumarest).

Tuberculose pulmonaire bilatérale, avec prédominance gauche datant de 20 ans. Le côté gauche est le seul à présenter des signes d’ulcération.

Au début de l’année 1929, cette malade, dont Pétat général était bon, voit sa température s’élever d’une façon progressive. En même temps, on constate une chute de l’état général, perte de poids, anorexie, etc., et surtout l’apparition, dès le début, de vives douleurs thoraciques de la base gauche. Une pleurésie purulente est survenue, mais qui restera ignorée pen-

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dant plusieurs mois. Elle se révèle un jour par de fortes vomiques fractionnées qui indiquent la perforation pulmonaire. Cette malade arrive alors à Hauteville.

La présence de lésions subévolutives du lobe supérieur du poumon droit sont une contre-indication à toute intervention collapsothérapique chirurgicale. On essaie de surseoir à la pleurotomie en pratiquant des lavages de plèvres répétés, à la solution iodo-iodurée. On écarte également l’oléothorax en raison du gros diamètre probable de la perforation pulmonaire.

Malgré les lavages de plèvre, la température reste très élevée, et le liquide se reproduit avec rapidité. Les forces de la malade diminuent chaque jour. On décide la pleurotomie.

Pleurotomie à minima en juillet 1929, avec drainage discontinu. Immédiatement, chute rapide de la température, qui reprend cependant au bout dun mois par suite d'infection secondaire de la cavité pleurale. On recommande les lavages répétés qui finissent par en avoir raison. Malgré tout, la température se maintient à 38°. Elle est due, en partie, à la présence d’une vaste cavité suppurante, en partie à l’évoiution lente des lésions pulmonaires concomitantes. Actuellement, dix mois après la pleurotomie, l'état reste stationnaire.

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