‹ La Pleurotomie: dans le traitement des pleurésies purulentes tuberculeusesChapitre 38 sur 44 · III. — Sous cet angle, elle est indiquée · texte numérisé non relu

III. — Sous cet angle, elle est indiquée

a) Lorsqu'un épanchement se complique d’une fistulisation pleuro-pulmonaire permanente.

b) Lorsqu'une fistulisation pariétale semble inévitable.

9 Lorsqu'un épanchement tuberculeux surinfecté,

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d’origine septicémique, résiste à toute autre tentative thérapeutique (ponction, lavage, oléo-thorax, etc.).

Dans ces trois cas — qui représentent ses indications fondamentales —— la pleurotomie a surtout pour but de transformer un abcès chaud en un abcès froid. Elle est d'autant plus efficace que la gravité de l’épanchement relève des infections secondaires associées, plus que de la tuberculose elle-même.

À ces indications fondamentales, il convient d’ajouter trois indications occasionnelles :

a) L’épanchement tuberculeux dit « infectant », justiciable d’une thoracoplastie, lorsqu'on ne peut retirer avant cette intervention, le liquide par le procédé ordinaire des ponctions.

b) L’épanchement tuberculeux dit « infectant », lorsque l’état général est incapable de supporter tout de suite une thoracoplastie, et que les traitements médicaux sont demeurés vains.

c) Un certain nombre de cas où le drainage externe est le corollaire obligé de la thoracoplastie chez un malade porteur de pleurésie.

IV. — La pleurotomie large avec résection costale doit être proscrite. Il ne faut pratiquer que la pleurotomie à minima, suivie d’un drainage aussi étroit que possible, et, quand on le peut, discontinu, suivant la méthode de Santy. Toutefois, dans le cas exceptionnel de la persistance des phénomènes infectieux, avec rétention du pus malgré les lavages, on pourra être

amené à pratiquer une incision plus large admettant

un drain plus volumineux ou mênie deux drains accouplés.

V. — Nous n’avons constaté que trois complications post-opératoires: l’hématome, l’ulcération progressive du trajet de drainage par un pus surinfecté et l’ulcération d’un vaisseau intercostal.

VI. — La pleurotomie peut être une intervention suffisante grâce à l’effacement spontané progressif de la cavité pleurale suppurante, le pneumothorax antérieur ayant amené une amélioration suffisante des lésions pour qu’on n'ait pas à redouter une reprise évolutive.

Dans le cas plus fréquent où la cavité pleurale ne s'effacerait pas spontanément, une thoracoplastie secondaire tentera de la combler. Dans les perforations pulmonaires, la pleurotomie préalable permettra souvent, en rendant possible la reprise de l’état général, et la désintoxication du malade, de pratiquer la thoracoplastie dans de bien meilleures conditions. Elle parrera aussi aux complications graves de déséquilibre médiastinal que la présence de l’épanchement peut occasionner après l’intervention.

Enfin, dans certains cas où des lésions opposées interdisent toute thoracoplastie ultérieure, elle se contentera d’être une opération palliative : opération d'humanité qui évitera au malade, porteur d’une perforation pulmonaire consécutive à un épanchement purulent ou à un oléo-thorax, la répétition indéfinie des ponctions et surtout le supplice des vomiques constamment répétées.

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