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clapets, de valves d'appareils aspiratifs, de siphonnage a été mis en œuvre par eux. De gros trocarts ou des carules remplaçaient nos drains de caoutchoüt, mais les principes étaient les mêmes. Et sans dôute est-il bien difficile d'accorder à l’une des techniques d’après guerre, sauf celle de Grégoire un authentique privilège d'originalité.
Mais la technique de la pleurotomie large présente des inconvénients
1° le shock opératoire dû à ces larges costectomies.
2° le traumatisme osseux avec osteomyelite secondaire de la côte réséquée.
3° l'installation assez brutale de pneumothorax opératoire.
4° la création d’une communication permanente entre la cavité pleurale et l'extérieur.
I) La large costectomie dans le traitement de la pleurésie purulente rend cette opération shockante.
Il ne faudrait donc opérer que les malades résistants et rejeter une telle intervention chez ceux dont l'hématose est plus ou moins gravement troublée par uné pneumopäthie éncore évolutive, dont le cœur est incertain, dont la résistance générale est amoindrie par une longué évolution morbide.
Il) Le traumatisme osseux a pour conséquence immédiate si la dénudation périostée porte sur une trop grande longueur une osteomyelite costale qui imposera plus tard une opération complémentaire. Parfois, dans tous ces grands délabrements jpariétaux la lame tranchante de la côte peut également dilacérer les muscles, les parties molles peuvent être inoculées au passage par les liquides pleuraux et vont se désunir facilement en sorte que l'édifice laborieusement échaffaudé consistant dans la fermeture hermétique autour du drain sera détruit.
Comme conséquence tardive: l'anxiété des opérés qui perçoivent dans leur pansement un bruit de traumatopnée bien fait pour les impressionner. C’est la dyspnée qu'ils éprouvent et qui s’accentue du fait du pneumothorax, c’est enfin la souillure permanente du pansement qu’on est parfois obligé de renouveler plusieurs fois par jour.
IT) Quant au pneumothorax opératoire, l’installation forcément assez brutale a pour conséquen-
ce des accès de toux, de la cyanose impressionnante
et de la lypothymie.
IV) La création d’une communication permanente entre la cavité pleurale et l’extérieur est théoriquement un obstacle irrémédiable à l'expansion du poumon vers la paroi costale,
En effet, l’air pénètre facilement dans ces vastes brèches et le mouvement de va et vient qui en résulte favorise l’atélectasie du poumon, permet la surinfection du foyer pleural et finalement aggrave le pronostic immédiat tout en étant responsable de bien des fistules pleurales. Il n’est, pour s’en convaincre, de consulter les statistiques établies par Tourneix dans sa thèse (Paris 1923).
Drainage à thorax ouvert, 2.210 cas, mortalité: 26 %.
Durée moyenne du traitement, 791 jours.
Empyeme chronique, 12,6 %.
Ces inconvénients justifient l’évolution qui s’est faite dans les esprits et actuellement on tend à abandonner le large costectomie au profit d’une résection costale étroite. Avec une petite brèche cutanée on est obligé de faire abstraction du point déclive lequel, comme nous l'avons montré, ne présente qu'un intérêt éphémère. D'autre part, lorsque la côte est réséquée étroitement, il n’est plus possible de voir la cavité pleurale à travers le canal cutanéo-musculo-osseux qu'on a créé ; cette objection a été suffisamment réfutée précédemment pour que
nous en reparlions.
En résumé, parmi tous ces procédés, un seul attire notre attention, c'est celui du Professeur Grégoi-
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re qui a su trouver lé moyen d'attaque d’un espace intercostal sans résection de côte tout en dinmiinuant l'importance du shock, créér üne étanchéité fmeilleure que dans les larges pleurotomies avec résection coëtale. Mais ce procédé préserite pat rapport à la petite pleurotomié sans réséction costale avec drain à thorax fermé le désavantage d’être une intervention plus importante, plus longue, plus fatiguante pour l’opéré. |
Ce qui importe dans certaines conditions, ce n'est pas tant de supprimer lé pneumothorax créé par l'intervention qué surtout d'éviter sà constitution inême. C'est [à l'avantage dé la pleurotomie sins résection costale avec drain à thorax fermé dont nous allons décrire la technique d’une façon plus détaillée dans lé chäpitre suivant.