TECHNIQUE
1) La sonde de Pezzer, trop classique pour être décrite, est montée sur une pince;
>) La seringue de Guyon adaptée à la sonde de Pezzer permet une bonne aspiration de pus si ce dernier est peu abondant.
Le bocal, à demi plein de solution de Dakin, est préparé extemporairement.
IV. — Un tube de caoutchouc assez long avec un raccord en verre doit être lié par une extrémité à la sonde de Pezzer, l’autre plongeant dans la solution de Dakin.
Les différentes étapes successives de l’interven-
tion :
a) Avant toute chose, lorsqu'un malade suppo-
AD
or
sé atteint d'Empyeme se présente il faut lui faire une radio pour déterminer le type d'Empyeme.
b) On fait ensuite une thoracenthèse exploratrice. Le malade couché sur le côté indemne, on badigeonne à la teinture d'iode le côté à ponctionner. S'il s'agit d'un empyeme généralisé on fait une.
c) anesthésie loco-régionale au niveau du 7° ou &° espace inter-costal sur la ligne axillaire postérieure avec une solution de novocaïne à 1 %. On note la plus petite profondeur d’aiguille qui ramène du pus.
d) Description de la Technique proposée.
N'ayant plus à nous occuper du drainage déclive, on fait l’incision en général, au niveau de l’angle de la 9° côte soit, dans le 8° soit dans le 9° espace intercostal. Plutôt trop haut que trop bas.
Il est évident qu'avant de faire cette incision, il faut vérifier par une dernière ponction que le drainage tombe sur le pus.
L’incision est très postérieure, juste en dehors des muscles des gouttières vertébrales' qu’elle’ peut entamer car c’est dans le sinus costo-vertébral que le poumon s’accolle en dernier lorsque la cavité s’efface. Si la radio.et la ponction localisent un épanchement plus externe, on incise plus en dehors mais aussi plus haut. En raison de l’obliquité des
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côtes, sur la ligne axillaire postérieure, la pleurotomie ouvre en général le F’, parfois le 8° espace. On'ne se souciera guère du point déclive. De la sorte le drainage est efficace jusqu’au dernier moment, sans être compromis par l'ascension du diaphragme ou par l’accolement du poumon. L’expulsion du pus est assurée, non par la déclivité, mais par le jeu du diaphragme et par l’expansion pulmonaire.
On fait une incision assez courte plus près du bord supérieur de la côte sous-jacente. En effet, lorsque le tube est en position normale il ne doit pas toucher le nerf inter-costal cheminant au bord inférieur de la côte sous-jacente. On incise plan par plan jusqu’à découvrir l’espace intercostal. On ne résèque pas la côte pas plus chez l'adulte que chez l'enfant, on s'attache vigoureusement à éviter l’entrée de l'air dans la plèvre.
Pour cela, on ponctionne la cavité pleurale d'un coup de bistouri et l’on introduit aussitôt le bout du doigt dans l’orifice afin de l’obturer. La sonde de Pezzer, préparée pour le drainage, est montée sur une pince. -On retire le doigt et l’on glisse rapidement la sonde dans la plèvre. Deux éventualités sont possibles ou bien l'épanchement est peu abondant, on l’évacue avec la serin-