‹ La pleurotomie: sans résection costale avec drain à thorax ferméChapitre 13 sur 23 · NT · texte numérisé non relu

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gue vésicale de Guyon, parfois à l'aspirateur électrique sans chercher à l’assécher brutalement. On aura soin de pincer la sonde après avoir retiré la seringue pour éviter toute entrée d’air dans la cavité pleurale.

Ou bien l’épanchement est abondant, on préfère dans ce cas en évacuer une bonne partie Ja veille par ponction ou bien le vider peu à peu dans le courant de la journée après l'intervention.

Chez les malades affaiblis, chez ceux atteints d'empyeme à son stade de formation, il ne faut pas retirer plus de 100 à 150 cc. de pus la première fois. Le reste étant évacué par petite quantité de 25 à 5o cc. toutes les 4 heures jusqu'à ce qu'il ne reste plus de liquide. Ceci permet un réajustement progressif des viscères thoraciques jusqu’à ce qu'ils retrouvent leur position normale, tout en évitant le shock produit par un changement brusque de pression qui ne tarderait à apparaître si l'on retirait brusquement trop de pus.

L'étanchéité du drainage est assurée par la fermeture de la paroi de chaque côté du drain. Les catguts perdus suppurent souvent et provoquent la désunion de la plaie. Il vaut mieux se servir de crins prenant la peau et les muscles soit en un plan soit en 8.

Lorsque la pleurésie est sireptococcique, l'on se

contente souvent de suturer les muscles et de laisser la peau ouverte

L’infection pariétale est bien moins fréquente avec ce procédé de fermeture et le drainage reste plus longtemps étanche.

Bien entendu, on fixe le drain à la peau par un fil après l'avoir mis au point en tirant légèrement sur la sonde pour en accoler le pavillon à la paroi.

Pas de bandage de corps, mais quelques compresses maintenues par des rubans de leucoplastes.

Quand l'opération est correctement menée l’on n'a pour ainsi dire pas vu de pus. Tout a été fait à bout de doigt en plèvre complètement fermée. On n’a pas entendu la moindre traumatopnée.

Le malade est ramené dans son lit et on installe le siphonnage; un raccord en verre joint la sonde-drain à un tube de caoutchouc dont l’autre extrémité plonge dans un bocal à demi plein de solution de Dakin. On prend toujours grand soin de faire ces raccordements sans laisser entrer d’air dans la plèvre.

e) soins post-opératoires.

Outre les soins habituels, nous insterons sur l'irrigation de la plèvre dans les jours qui suivent l'intervention. C’est là une des particularités de la Technique d’Harloë. |

-2 éventualités sont possibles : ; ;

DR" 1° ou bien le pus est fluide, 2° ou bien le pus est épais.

Quand le pus est fluide (pleurésie à streptocoque).

Après l'évacuation complète de pus des irrigations régulières doivent être faites en employant pendant les 24 premières heures une solution saline normale chaude et stérile. Après quoi, on fera une irrigation de solution de Dakin sauf dans le cas de fistule bronchique qui forme une contre-indication et dans ce cas on continuera l'emploi de la solution saline.

Pour les enfants et les adolescents, cette injec-

tion ne doit pas dépasser 15 à 25 cc. de solution : la fois ; pour les adultes, on pourra aller jusqu’à bo cc.

L'emploi de quantité plus grande doit être contre-indiquée comme provoquant la séparation des surfaces pleurales à chaque irrigation et empêchant . ainsi la formation désirée d’adhérences pleurales. Toute irrigation doit être continue jusqu'à ce que le liquide de retour soit clair. Elle doit être répétée toutes les 2 heures pendant la journée et toutes les 4 heures pendant la nuit pendant une durée de 48 heures. Après ce délai, l'intervalle de temps doit être de 4 heures pendant le jour et de 8 heures pendans la nuit. Il faut toujours manier l'extrémité du tube avec une gaze stérile afin d’éviter la contamination .

D AA Le

Avant et après chaque irrigation, on prendra soin de boucher le tube pour éviter la pénétration d'air dans la cavité pleurale.

Dès le lendemain de l'irrigation, le malade commence la gymnastique respiratoire.

Quand le pus est épais avec des bouchons fibrineux comme dans le cas précoce d’origine pneumocoque le tube peut être obstrué par ces particules de fibrine. En injectant avec force des quantités de io ce. de solution saline normale, le bouchon de fibrine est forcé et l’orifice du tube rétabli. Si une traction très douce est faite maintenant sur le piston de la seringue de Guyon le pus apparaît dans la seringue.

Ce procédé doit être répété plusieurs fois jusqu'à ce que la quantité de fibrine obstruant le tube n'augmente.

Si la quantité de fibrine ést trop grande, on injectera lentement 75 cc. de solution de Dakin dans la cavité pleurale, en ayant soin sitôt après l’irrigation de fermer la sonde. Au bout de 3 heures, il sera de nouveay wossible de retirer du pus. Il'faut alors employer ce procédé toutes les heures jusqu'à ce que le tube ne soit plus obstrué par des bouchons de fibrine.

Ceci prouve une dissolution complète de la fibrine par la solution de Dakin. Cette irrigation né-

cessite une durée variant de 24 à 52 heures pendant laquelle le pus sera liquéfié et les fausses membranes dissoutes. On ne fera plus qu’un ou deux lavages au Dakin les jours suivanis.

Toutes ces manipulations seront pratiquées sans laisser entrer d’air dans la plèvre et en surveillant toute faute d’asepsie.

La gymnastique respiratoire est un adjuvant indispensable du drainage fermé. Et il faut noter au bénéfice de la méthode que l'absence de résection costale la rend beaucoup moins douloureuse.

Le temps de maintien du tube varie entre 2 et 6 semaines.

On tiendra compte pour cela de la température du malade et de la qualité du liquide de retour après lavage de la cavité pleurale.

Ce facteur temps peut être influencé par des complications et par la période plus ou moins longue de récupération du malade. En général, le pus coule en abondance pendant les premiers jours, car la cavité suppuüurante est vaste. Puis, elle s’affaisse et se rétrécit et l’écoulemént diminue considérable-

ment.

| Au 8° ou 10° jour, parfois plus tard, le drainage cesse d’être étanche, la plaie laisse filtrer un peu d’air et de pus. Une mèche insinuée à côté du drain

y rémédié.

re 4e.

Maps

Si la température est normale, si l'écoulement purulent est très peu abondant, si un petit lavage pleural montre d’une part que la cavité est quasi. effacée et d'autre part que le Dakin ressort propre, on supprime le siphonnage et on glisse un petit drain ou une lame de caoutchouc dans le trajet pariétal. Il faut 12 jours à 3 semaines pour en arriver là. A On gardera ce drain tant qu'il y aura un petit sinus suppurant, de peur que le trajet se ferme trop vite ét provoque de la rétention. Le pansement quotidien est examiné et lorsque la tache de pus sur les compresses sera plus petite qu’une pièce de 5 fr., on supprimera le drainage.

INDICATIONS OPÉRATOIRES DANS LES VARIÉTÉS FRÉQUENTES :. DE PLEURÉSIE PURULENTE

Vis-à-vis de la thérapeutique chirurgicale, deux notions essentielles sont à retenir.

1) L'état de parenchyme pulmonaire;

2) le type anatomique de la pleurésie.

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