SONGE
Puis un rire de multitude Gicle sans savoir pourquoi, Aux balcons une hébétude Mansuète, échevins et bourgeois.
Le soleil est clair et la ville est blanche, Des ruisselets de sang! on les lave, De rares voix sèment la lave De la vengeance et la haine franche Aux lointains faubourgs, là-bas.
Haches, torches, et rires gras.
PAYSAGE
A la baronne Jacquemart.
Dans la vigne, les roses rouges
Eclatent en lèvres d'amour
Et des oiseaux écarlates
Gisent mi-pàmés, autour
Des pampres de joie et d'amour.
Les clowns du soleil bondissent sur la rivière Eclairs de joie dorée, de joie d'argent, de joie rouge
Et la lumière verticale
Semble un dais immémorial Sur les premiers baisers des lèvres rouges.
Ah, larges barques qui chantez au courant La complainte de la vie lente
PAYSAUB 7»
Et du calmo rèvc errant Le long de la rade nonchalante, Chalands obliiiues du ricn-iaire Avec un rien de rôvo vers les flèches du soleil, Endorme/ le souci induré Qui grilTe le fond de liiine humaine Par SCS troupeaux de sphinx aux paupières souveraines.
L'&mc intérieure est le noir manoir Dont le veilleur mémoire proclame l'heure. Pour qu'apparaissent aux terrasses Les rois chenus, les reines pâles, les esclaves noirs, Les fantômes fatigants que brasse La légende de l'amour triste et toute sa trace ; L'âme intérieure est un caveau noir.
Mais le présent brise les portes de gloire. Et par la volonté du rêve qu'on subit, Du rêve qui s'installe en maître.
Du rêve reOet d'Amour dieu de l'être Et du poète, on retourne aux barques de rubis Sous la face sereine d'amour et de soleil. Et le conlin du vivre se dore d'anletir v.Miiieille.