SONGE
Les haches aux mains des forbans, Les torches aux mains de rebelles, Les sages clos en l'évocation D'une irréparable Sion.
De tristes fantômes passant, Les mains percées, les corps sanglants En des haillons derniers de suaire, El les femmes sont en prières.
Les bourreaux sur la place
Causent gais en repassant
Sur leur manche de cuir les couteaux.
Les victimes, aux poteaux.
Attendent patiemment.