METAPHORES DU COUCHER DE SOLEIL
Une robe de fôte, un voile de pourpre et d'or. — Longuement se relire d'un spectacle mélancolique, D'un rôve cadencé de pleurs et de tortures Une robe de reine, de merveilles et d'aventures.
Et la traîne s'épand sur les perrons mélancoliques. Et s'épand et ruisselle en terrasses de feu A mesure (jue la grùcc du buste et celle des yeux Lentement s'éloignent du drame languissant,
(Juc concertent des mimes aux yeux couleur de sang En chapes et mitres de pourpre et d'or.
Un bouquet de larges fleurs en incendies, Au cœur coagulé de gloires flétries.
D'ardentes liges vers le ciel d'espoir cueillies Par des doigts p&Ies, terreur hors la nuit.
C'est au soir, le reflet qu'ici-bas la cité Couronne ses murailles aux créneaux démolis Et ses demeures rasées par le glaive ennemi D'une corbeille de rouges calices d'incendies.
Et les miroirs du ciel purifient en l'extase
De l'envol des couleurs les plus belles et hautes
En fresques de mystère d'ardente joie ravie
En harmonie de sang au flanc du divin vase
Que les anges conduisent jusqu'aux lèvres de l'hôte,
Les affres et le mirage des terrestres cités.