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tation générale révèle l’approche de l'ennemi. Les Cacatoës sentent qu’un danger les menace, sans savoir encore quel est ce danger. Le chasseur, arrivé au bord de l’eau, se montre alors à découvert. Tout le peuple ailé s’élance en l'air, et, au même moment, le boumerang est lancé avec force. Il glisse en tournoyant à la surface de l’onde, puis monte en décrivant une courbe et arrive au milieu des oiseaux. Un second, un troisième, un quatrième, sont lancés de même. En vain, surpris, les Cacatoès cherchent à fuir; le trajet en apparence capricieux de l’arme paralyse leur fuite. Un est touché, puis un autre, puis un troisième; ils tombent par terre assommés ou l'aile brisée. Ils crient äe douleur et de colère, et ce n’est que quand le chasseur a achevé son œuvre, que le reste de la bande se rassemble, prend la fuite et va chercher un nouvel asile dans les cimes les plus touffues et les plus élevées. »
Chasse de l’Ara. — Les Aras sont chassés avec acharnement par les Indiens et par les Européens. « Le chasseur, dit le prince de Wied, caché par les buissons et par les troncs d’arbres, s'approche avec prudence d’une bande d’Aras, et en abat souvent plusieurs d’un seul coup de fusil. Leur voix retentissante éveille l’attention du chasseur. On les tue avec du gros plomb, car il faut d'ordinaire tirer dans les cimes des arbres les plus élevés. Blessé, l’Ara se cramponne à la branche, de son bec et de ses pattes, et reste assez longtemps dans cette position, »
Nous ne dirons rien des Perroquets en captivité, tout le monde en connaît les incommodités et les agréments, ainsi que le genre d’alimentation. Rassurons cependant les amateurs sur un point : le persil n’est pas plus un poison pour les Perroquets que le mouron rouge n’en est un pour les autres oiseaux. Nous sommes heureux de porter le dernier coup à ce préjugé aussi vieux que les Perroquets.
Classification. — On peut diviser les Perroquets en trois
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F16. 7. — Le Perroquet amazone.
Licroïx DANLIARD, La Plume. 2
groupes : les Perroquets à courte queue ou Perroquets proprement dits; les Cacatoès ou Plictolophes, et les Perroquets à longue queue. |
I. PERROQUETS A QUEUE COURTE. — Dans la section des Perroquets à courte queue se placent :
1° Le Perroquet cendrée ou Jaco, qui se rencontre : depuis la côte occidentale d'Afrique jusqu’au loin dans l’intérieur du continent. Il est long de 33 centimètres. Il a la queue rouge de sang et toutes les autres plumes d’un gris cendré ou gris bleu, bordées d’un liseré plus clair. À
20 Les Chrysotis ou Perroquets verts, comprenant le . Chrysotis amazone et le Chrysotis vert, deux grands Perroquets de près de 40 centimètres de long, très communs en Amérique, L’Amazone (fig. 7) est vert clair avec le front bleu de ciel, les joues et la gorge jaunes, le pli de l'aile rouge ; les plumes latérales de la queue sont rouges à leur face interne.
Le Perroquet vert n’a de bleu que le bord antérieur du front et une ligne allant du bec à l’œil. |
9° Les Piones, dont la plupart des espèces appartiennent à l'Amérique du Sud, quelques-unes à l’Afrique. De tous les Piones, Perroquets à queue tronquée, celui qui se voit le
plus communément en Europe est le Maitcaca du Brésil. C’est un oiseau de 25 centimètres de long, ayant la tête, le cou, la nuque et la partie supérieure de la poitrine d’un bleu d'outre-mer; les plumes de la nuque d’un vert bronzé, avec un liseré bleu; le dos, la partie inférieure de la poitrine, le ventre et les ailes vert bronzé, les plumes du dos ayant un liseré plus foncé, celles de la poitrine un reflet bleu de ciel; les couvertures supérieures de l’aile vert olive jaunâtre; les inférieures vertes ; les rémiges vertes, bordées de noir, les plumes du croupion d’un rouge vif, avec la pointe jaune et la tige bleue ; les deux rectries médianes vertes, les latérales
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Fic. 8. — Le Papegai accipitrin.
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roses ou d’un rouge clair en dedans, bleues à leur bord externe et à leur pointe.
4° Les Papegais, notamment le Papegai accipitrin (fig. 8), ainsi nommé à cause de son plumage qui ressemble à celui de l'Épervier. Les Papegais se distinguent de tous les autres Perroquets par les plumes de la nuque et du cou qui sont lâches et susceptibles de se développer en éventail, à la volonté de l’animal. L’Accipitrin a 38 centimètres de long’; il habite les forêts des bords de l’Amazone et de la Guyane.
49 Les Psittacules ou Perroquets nains, parmi lesquels le Psittacule de Swinder, long de 14 centimètres environ, qui se rencontre dans l’ouest et le centre de l’Afrique, et le Psittacule moineau, un des oiseaux les plus communs du Brésil, de même taille ou à peu près que le précédent.
6° Les Nasiternes ou Micropsittes, véritables Perroquets en miniature, parmi lesquels il faut citer le Nasiterne pygmée, de la grosseur d’un serin, qui habite la Nouvelle= Guinée et les forêts des îles Salawati.
7° Les Loridés ou Loris, Perroquets asiatiques, répandus dans les Indes et dans les îles avoisinantes, dont le plumage est varié de couleurs très vives, parmi lesquelles le rouge
domine souvent. Le Lori des dames, Lori à collier ou Lori= quet, est la plus grande espèce de ce groupe; il a 33 centi- .
mètres de long, le plumage rouge écarlate très vif, le sommet de la tête pourpre foncé, le derrière de la tête violet, la face supérieure des ailes verte, les jambes bleu de ciel, la poitrine marquée d’une tache jaune en forme de croissant; les
plumes de la queue rouge écarlate, bordées de noir dans leur
partie terminale, avec la pointe jaune. On le trouve en bandes dans les forêts de Bornéo et de la Nouvelle-Guinée. En Australie, les Loris sont représentés par le Loriquet versicolor (fig. 9). (longueur 18 centimètres). Il a la partie supérieure, les lorums d’un rouge foncé, sur la nuque une bande bleu de ciel foncé; le dos est vert bleuâtre, les ailes
sont vertes, la partie inférieure du dos et les couvertures d’un jaune vert clair. Des taches rouges se voient sur les côtés du ventre et à la face interne des cuisses; toutes les plumes des parties supérieures sont marquées d’un mince liseré jaune
FiG. 9. — Le Loriquet versicolor.
vert; celles des parties inférieures sont bordées de jaune. Les rémiges primaires sont noires, bordées en dehors de vert foncé et comme encadrées par une ligne étroite d’un vert jaunâtre,
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8° Les Coryphiles, Loridés de très petite taille dont toutes les espèces sont propres à l'Océanie, et, parmi eux, le Coryphile d’Otahiti (17 centimètres), plumage bleu pourpre, gorge et partie supérieure de la poitrine d’un blanc éclatant ; ailes et queue noir foncé en dessous.
9° Les Pyrrhodes, spécialement le Pyrrhode des Papous, particulier à la Nouvelle-Guinée. Cet oiseau, de 45 centimètres de longueur totale, a des couleurs très vives, où se mêlent, sur un fond rouge écarlate, le bleu, le jaune d’or et le vert clair. Les indigènes chassent cet oiseau et le préparent de la même facon que les Oiseaux de paradis; ils l’écorchent et font sécher la dépouille dont ils arrachent les pattes.
IT. CAGATOËS ou PLYCTOLOPHES. — La deuxième section, celle des Plyctolophes, comprend des Perroquets à queue courte et portant, la plupart du temps, à la nuque, des plumes susceptibles de se redresser en huppe. Elle renferme :
1° Les Cacatoës que l’on trouve à la Nouvelle-Hollande, à la Nouvelle-Guinée, aux Moluques et aux Philippines. Ils portent un plumage tantôt d’un blanc étincelant, tantôt d’un rose tendre, d’autres fois de couleur sombre. On distingue le Cacatoës à huppe jaune, blanc éclatant (longueur 45 centimètres); le Cacatoës de Leadbeater, très remarquable à cause du beau rose, du carmin vif et du rouge brillant qui relèvent la blancheur de sa robe.
2° Les Callocéphales qui vivent dans les forêts du sud de l'Australie et de quelques îles voisines et dans la partie nord de la terre de Van Diémen. Le dos du Callocéphale à casque, Seule espèce qui appartienne à ce genre, est bleu ardoisé ; la partie antérieure de la tête, les joues, la huppe sont écarlates, presque toutes les plumes sont bordées d’un liseré blanc grisâtre.
3° Les Licmèétis ; le Licmétis nasique, voisin dés Caca-