LA : F
riche parure, tout appartient à ce petit favori. L’émeraude, le rubis, la topaze, brillent sur ses habits ; il ne les souille
jamais dela poussière de la terre, et, danssa vie toutaérienne,
on le voit à peine toucher le gazon par instants; il est tou-
jours en l'air, volant de fleurs en fleurs: il a leur fraicheur
comme il a leur éclat; il vit de leur nectar, et n’habite que
les climats où, sans cesse, elles se renouvellent. C’est dans
les contrées les plus chaudes du nouveau monde que se trouvent toutes les espèces d’Oiseaux-Mouches. Elles sont
assez nombreuses et paraissent confinées entre les deux … tropiques; car, ceux qui s’avancent, en été, dans les zones
tempérées n'y font qu'un court séjour ; ils semblent suivre le soleil, s'avancer, se retirer avec lui, et voler sur l'aile des zéphyrs à la suite d’un printemps éternel. »
Si, à l'exemple de Buffon, tous les naturalistes s'accordent à considérer les Oiseaux-Mouches comme les plus belles …
créatures de la terre; ils cessent de s'entendre, lorsqu'il
s’'agitde placer, dans un des ordres établis, ces magnifiques:
petites bêtes. Beaucoup ont simplifié la question en faisant de ces oiseaux une catégorie à part, mesure que justifient d'ailleurs et le type parfaitement spécial et les mœurs tout à fait particulières de ces petits êtres.
Sous le nom de Bourdonneurs,on comprend la très nombreusce famille de ces Colibris, si variés dans leurs couleurs et dans leurs formes, qui paraissent, pour ainsi dire, de véri-
tables représentants des insectes, fourvoyés parmi les oi-
seaux.
Caractères. — Les Colibris présentent, entre eux, des
variétés infinies; il en est {et c'est ce qui leur a fait donner un
de leurs noms), qui ne sont guère plus gros que de grosses mouches. Ceux-ci ont la queue longue, ceux-là l’ont courte ;
les uns la portent fourchue, les autres la portent arrondie,
les rectrices médianes dépassent alors un peu celles des côtés: Onen voit avec un bec droit, on en trouve avec un bec re.
6 ee La ti NT
Las DE
J JuË FA ie, fai, ut Sp us : 4h MDN UN RS EME ER
ME
courbé. Les pattes, toujours petites et délicates, sont soudées à des tarses recouverts de plumes hérissées ou couchées. Le corps fragile de nos oiseaux minuscules est soutenu enl’air par
FIG, 64. — Le Docimaste porte-épée.
des ailes longues et étroites, légèrement recourbées en faucilles etleur petite mauvaisetête, huppée quelquefois, d'autres fois non, est, chez certains, entourée d’une belle collerette en éventail, ou ornée de plumes semblables à une barbe. Il faudrait toute la vie d’un homme peur décrire, par le menu, la
M Re CA OT AN A SE RP D AS NP" ARS MPORO TUNER an CE VAE, QU SET re dl. Pr RE ANR RS 20 ES US LT REV PE PER NS
Lee 7 RAR ENT D) ER AN IL ARE à: « M MEN NT ee 7 :
toilette si différente des représentants des quatre cents espèces, aujourd’hui connues. Contentons-nous de citer, en passant, les Docimastes qui sont ceux des Colibris dont le bec est le plus long, et, entre autres, le Docimaste porte-épée (fig. 64), originaire des montagnes de Quito; le Ramphodon, habitant des vallées boisées du Brésil; l’Eutoxère aigle (fig. 65), qu’on trouve à Bogota ; les Phaétons qui voltigent dans les espaces découverts, semés de buissons, du Brésil et de la Guyane: les Oréotrochiles ou Nymphes des montagnes
qui vivent sur le Chimborazo (fig. 67), à plus de 5000
mèêtres au-dessus du niveau de la mer ; le Campyloptère de Delattre (fig. 66), qui fréquente le Mexique et l'Amérique … centrale ; les Hypophanidés ou oiseaux pierreries, parmi lesquels le Topaze vulgaire (fig. 68), propre à la Guyane, et l’'Aïthure à capuchon de la Jamaïque; les Lampornithidés ou Nymphes des forêts, le Lampornis Mango, répandu dans tout … le Brésil, au Paraguay, à la Guyane, aux Antilles, et jus-
qu’en Floride, et le Crysolampe nymphe (fig. 66), le plus
beau de tous les Colibris du Brésil; les Florisugidés ou