PERES DE L’ÉGLISE
la non-réalité de la damnation éternelle. C’est saint Clément d’Alexandrie qui enseigne la rédemption universelle de tous les hommes par le Christ sauveur; il s’indigne contre l’opinion qui ne fait profiter de cette rédemption que des privilégiés il dit qu’en créant les hommes, Dieu a tout disposé, ensemble et détails, dans le but du salut général1 2. C’est ensuite saint Grégoire de Nysse qui nous dit qu’il y a nécessité de nature pour l’âme immortelle d’étre guérie et purifiée, et lorsqu’elle ne l’a pas été par sa vie terrestre, la guérison s’opère dans les vies futures et subséquentes (êv 7<Ü T6CÛ7K jS(6> TScpUSUSTOCJ VJ QspUmix) 3. Voilà bien la pluralité des existences enseignée clairement et eu termes formels. Nous retrouvons même de nos jours la préexistence et partant les réincarnations approuvées dans le mandement- d’un évêque de France, M. de Montai, évêque de Chartres, au sujet des négateurs du péché originel, auxquels il oppose la croyance permise aux vies antérieures de l’àme. Ce mandement est de l’année 1843.
Il fallait, pour préparer l’avénement spirituel, que deux vérités fussent développées : 1° la pluralité des mondes; 2° la pluralité des existences. La première devait l’être d’abord, en tant que matérielle et servant de hase à l’autre.
Elle l’avait été dans les Mystères , dans la Théologie juive secrète; elle le fut bientôt par un précurseur immédiat du système de Copernic. Le plus piquant de la chose est de voir le plus jeune et le plus rapproché de son époque professer une très-notable partie de son système à l’ombre du Vatican, qui non-seulement le tolère, mais lui prodigue