La grande période, p. 308 et suiv., passim
DELORMEL
Entre la première observation et celle de Copernic, il y a une différence de 24 minutes.
Sa valeur exacte, pour l’époque présente, est de 23®, 27', 35".
La terre, d’après Delormel, a commencé par un printemps perpétuel, dont le souvenir se retrouve au fond de toutes les traditions. L’obliquité de l’écliptique a d’abord été nulle pendant le parallélisme; il y avait conformité constante daps les saisons,' chaleur douce et modérée par toute la terre, végétation perpétuelle et splendide. Puis l’écliptique, se rapprochant progressivement des pôles, il y a eu déluge au moment de sa perpendicularité avec l’équateur. Postérieurement l’écliptique a outre-passé les pôles, est revenu vers les tropiques; nous marchons à un nouvel âge d’or, qui sera remplacé par un autre cataclysme, et ainsi de suite, pendant une prodigieuse évolution de siècles1 *. Dieu peut donc placer, par exemple, des êtres à récompenser, selon leur mérite, et d’une manière analogue à leurs œuvres, au temps du parallélisme; beaucoup d’autres ensuite, d’une classe intermédiaire , et au temps de la plus grande obliquité des êtres destinés à souffrir, et à mériter, par de pénibles épreuves, un avenir plus heureux8.
L’hypothèse de Delormel est basée sur un fait vrai. Il est certain que l’inclinaison de l’écliptique sur le plan de l’équateur est la cause des saisons, des climats, et a une influence directe sur la nature favorable ou défavorable des divers globes habités. On pourrait, à ce sujet, dresser le tableau suivant de notre système planétaire, en ne tenant compte que de cette seule donnée.