MONDES SUPÉRIEURS
Jupiter !, le Soleil. (S’il est habité.)
L’inclinaison de l’écliptique terrestre se lie évidemment à l’infériorité de notre séjour. Voici comment s’exprime un auteur moderne :
« La diversité et l’anlagonisme des saisons, leur rapide succession (moins rapide pourtant que dans Vénus et surtout dans Mercure, où la vie doit s’user avec une effroyable vitesse), l’inégalité continuelle du jour et de la nuit, et, par suite, l’inconstance de la température, sont autant d’inconvénients réels pour l’habitation de la Terre. Ces inconvénients n’eussent point existé, si l’axe de rotation, au lieu d'être incliné comme il est, eut été à peu près perpendiculaire, au plan de l’orbite (ainsi que dans Jupiter, où il vaut 86° 90'), car de cet état de choses fussent résultés, pour toute la Terre, des jours constamment égaux aux nuits, et une température spéciale sur chaque parallèle. A l’abri des transitions souvent peu ménagées et de chaleur et de froid, do sécheresse et d’humidité communément si funestes au maintien de l’équilibre physiologique; à l’abri aussi des autres changements
1 . L’inclinaison de l’écliptique est de 79°, ce qui ne donne que 1 lu pour l’axe de rotation d’Uranus.
2. Dans Jupiter, l’inclinaison de l’écliptique est de 3° K)', ce qui donne 80° 10' pour l’axe de rotation. Il faut remarquer que l’angle de rotation est toujours le complément de l’angle de l’écliptique. Ainsi, l'ave de rotation do la terre est de 0G° 32' 26".
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météoriques, non moins nuisibles, qu’amène fatalement le renotir vellement trop brusque et trop fréquent des saisons, les fonctions de l’économie vivante se fussent accomplies sans trouble, en pleine liberté, suivant le rbythme normal de la santé, ce qui, vraisemblablement, eût contribué, dans certaines limites, à la prolongation de notre existence (rendue ainsi plus agréable). 11 n’est donc pas douteux, selon la remarque d’un savant auteur *, que, s'il était en notre pouvoir de remédier à cette fâcheuse obliquité do l’axe de la Terre, l’humanité entière dût chercher à combiner ses forces collectives avec celles de tous les agents physiques quelle a su assujettir pour tenter d’en opérer le redressement graduel; or, l’impossibilité radicale d’une telle entreprise étant évidente par elle-même, il ne nous reste plus, tout en regrettant notre impuissance, qu’à nous résigner absolutnent à l’ordre matériel établi, et à l’imperfection notoire qui en résulte pour notre commune demeure. Il est curieux de voir que Millon reconnaisse implicitement, dans son admirable poème, cette irréfragable imperfection de notre habitation terrestre*. On y voit, en
1. Traire philosophique d'astronomie, lre partie, ch. Il, p. 147.