‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 158 sur 193 · CARLE · texte numérisé non relu

CARLE

Mais si Dieu est juste en l'autre monde envers les élus, pour- • quoi ne serait-il pas, en l’autre monde, miséricordieux envers les pécheurs?

« Vous me montrez sa miséricorde dans le ciel ; moi, j’y aperçois encore sa justice.

« Vous me montrez sa justice dans l’enfer; moi, j’v cherche sa miséricorde; elle y sera, et déjà elle y est.

« Quelle condamnation de votre enfer, que cette nécessité logique, invincible, où l’on y est d’oflenser Dieu et de le maudire! Cela est-il possible ! Est-ce que Dieu veut qu’on l’outrage pendaut l’éternité? Ne veut-il pas, au contraire, être adoré et béni de tontes les créatures? Les saints l’adorent dans la joie, et les morts qu’il châtie l’adorent dans la souffrance, car ils savent que leur souffrance finira.

« J’en prends à témoin l’Évangile, tout imprégné des flammes de l’amour divin et de l’amour du prochain, et de la tiède rosée du miséricordieux pardon. »

M. Henri Carie, à son tour, qui a composé, comme on sait, V Alliance religieuse universelle , émet dans un de ses ouvrages les plus récents, la Crise des croyances, des pensées sur la vie future, dignes d’être reproduites et conservées dans cette mosaïque d’écrivains favorables à la pluralité des existences :

« Le résultat des efforts de l’homme et de l'humanité, c'est le progrès, c’est l'évolution de chacun de nous vers un état de développement supérieur. Aussi, l’existence de l’homme n’est-elle pas conçue comme. bornée à la vie actuelle. L’être humain continue a se transfigurer de vie en vie après la manifestation présente.

« La vie à venir est en essence de même nature que la vie actuelle ; là encore l’homme se tourne vers le bien ou vers le mal, là encore il mérite ou il démérite.

« Toutefois, il est permis de le pressentir en vertu même de

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