‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 180 sur 193 · BONTÉ DE DIEU · texte numérisé non relu

BONTÉ DE DIEU

tude des femmes a pu garder la foi et n’ètre pas révoltée par le dogme impie de la réprobation ; je ne peux me l’expliquer qu’en songeant à l'adresse incomparable de certains endurcis qui, comprenant bien, pour la plupart, ce que leurs dogmes ont d'odieux, cherchent à détourner les fidèles de les approfondir, par des exercices de piété et de charité, et surtout par le développement extraordinaire donné au culte de Marie. Ce culte d’amour, si propice aux instincts des femmes pieuses, sert de prétexte et de voile aux dogmes abominables de l’enfer et de la damnation. Les atrocités que le pseudochrislianisme a commises, les tortures, les bûchers de l’inquisition, la Saint-Barthélemy, le jésuitisme, les fidèles n’v songent même pas, ils ne voient que Marie, la mère de Dieu, et devant cette rayonnante et angélique figure, que nous honorons nous-mème infiniment, disparaissent tous ces dogmes, qui vus de près, révolteraient le sens droit de l’humanité *.

«’J’ai prouvé que le dogme de l'enfer éternel est repoussé à la fois par toutes les facultés, par toutes les puissances de l’homme *.

« Dire qu’après la vie de la terre il n’y aura plus ni mérite ni démérite, est une gratuite absurdité; c’est vouloir borner l'épreuve à un point du temps et de l’espace ; c’est arracher à l’homme sa personnalité. Ici l’erreur de la théologie vulgaire est capitale et n’a pas besoin de plus ample réfutation. L’âme, dans tous les siècles des siècles, est et restera libre. L’erreur si grossière et si impardonnable de la théologie, puisqu’elle touche à la nature des êtres, provient d’une erreur analogue sur le rang de la terre dans l’univers s.

i( D’après Moïse et toutes les cosmogonies, les astres ont été

Page 1