UNITÉ DE DIEU
Le temple de Sais portait cette inscription : « Je suis « tout ce qui a été, tout ce qui est, tout ce qui sera. Et le « voile qui me cache, nul mortel ne le soulèvera l. » De l’Egypte, la croyance en un Dieu unique passa en Grèce; Pythagore, Platon, Thalès, Solon, Hermotime de Clazomène, Anaxagore, Héraclite, Empédocle, Philolaüs, Hiéroclès, Aristote qui avaient été initiés aux mystères, proclamaient cette vérité.
A en croire un fragment d’hymne, dans la célébration des Mystères l’Hiérophante s’écriait : « Contemple le Roi o du monde. Il est un ; il est de lui-même ; de lui seul tous « les êtres sont nés; il est en eux et au-dessus d’eux; il a « les yeux sur tous les mortels et aucun des mortels ne le « voit 2. » La doctrine secrète de Thèbes et de Memphis se divisait en trois degrés : 1° le dualisme ou le dogme des deux principes; 2° de zébaothisme, espèce de panthéisme naturaliste ; 3° le iohahisme ou le culte d’un Dieu unique, indépendant du monde matériel. Ce dernier degré était le plus haut époptisme. 3.
Nous retrouvons dans cette division les trois hypothèses du dualisme, de l’émanation, de la création.
Deux opinions différentes peuvent se former à cet égard sur la constitution des Mystères.
11 faut admettre que les initiateurs laissaient à l’adepte la liberté de penser et de choisir entre les systèmes, et qu’ils protégeaient toutes les opinions par une tolérance égale.
Ou bien il faut croire que le iohahisme, qui était à un