Diogène Laiirce, t. VIII
COSMOLOGIE
fin
roi Chosroès, pour représenter le ciel et toutes les conversions des astres, avec les anges qui y président1.
Pour tous ces peuples, les sept dieux ôsol êovXaco! ôtaient les sept dieux conseillers et ambulants, car jl ne faut pas oublier ce que nous dit Platon : « flîôç vient de 6* r» courir, et l’on ne donnait ce nom qu’aux planètes 3. »
Ce point vidé, examinons la doctrine des Mystères sur l’unité de Dieu.
Quand les ténèbres de la superstition et de l’idolâtrie se furent répandues sur la terre; quand on vit les peuples prostituer leur encens devant d’impures idoles, et que la hôte elle-même eut ses autels, il devint dangereux de s’attaquer à la crédulité publique. Socrate fut puni de mort pour n’avoir pas cru aux dieux du paganisme !
L’unité de Dieu, qui découlait des traditions primitives et générales de l'humanité , méconnue par le vulgaire, se réfugia dans le sanctuaire des temples, et ne fut enseignée qu’aux initiés sous le sceau d’un inviolable secret. Dieu fut désigné sous divers noms.
Kneph était le dieu non engendré, éternel 8. Memphis l’honorait sous le nom de Pbtas, qui signifie l’ordonnateur, l’architecte du monde. Les Egyptiens l’appelaient aussi Amon 4. « Au dire des Egyptiens, dit Jambliquo dans <■ son savant ouvrage sur les Mystères, Dieu a existé seul « avant tous les êtres. Il est la source du monde intelli- « gible et de toute intelligence créée. Il est le premier « principe se suffisant à lui-même, perceptible seulement « aux yeux de l’esprit et père de toutes les essences. »