LE GÉNIE DE UOISE
vaient recevoir la menace de châtiments terribles, tels que l’enfer, eu môme temps que la promesse du paradis; mais, comme ils devaient encore être dominés et rendus doeiles par la terreur, ils ne devaient pas être instruits de toutes les conditions de la vie future, d’une réhabilitation toujours possible par le repentir, et des progrès incessants que l’âme bienheureuse fait dans la possession de Dieu. Comment les parents et les maîtres agissent-ils avec des enfants? Ils veulent leur cacher ce qu’ils ne doivent savoir qu’à la puberté, et pour cela ils s’enveloppent de réticences calculées.
Il en a été de môme pour l’éducation de l’humanité. Si donc nous cherchons quelques traces des croyances véritables de la vie future, soit chez les juifs, soit chez les chrétiens, soyons sûrs d’avance que nous ne les trouverons qu’à demi, par lambeaux, comme des allusions qui échappent quelquefois et imprudemment à la bouche des professeurs ét ^ui, recueillies avidement par la mémoire des enfants, sont méditées par eux et servent à leur ouvrir l’esprit avant l’ûge.
Nous trouverons, dans les faits de l’histoire sacrée, des passages qui ne peuvent s’expliquer que par la . préexistence et les réincarnations , et cela suffira à notre dessein pour ce chapitre.
Voici comment M. Schiitz, dans sa savante et rare dissertation, fe Génie de Moïse , rend compte des croyances intimes du peuple hébreu :
< Après la mort, l’âme, fidèle aux inspirations de l'esprit divin, afmée d'un corps glorieux, d’une Nephesch éthérée, se réunit aux ancêtres, au peuple de Dieu. C'est au sein du père des croyants (Abraham) que s’envolent, des différents points du