‹ La pluralité des existences de l'âmeChapitre 8 sur 193 · LA MÉTEMPSYCOSE CHEZ LES HINDOUS · texte numérisé non relu

LA MÉTEMPSYCOSE CHEZ LES HINDOUS

de départ. Mais, pour se confondre avec le grand Tout, il fallait être pur et avoir pratiqué les bonnes œuvres sans eu rechercher le fruit, il fallait avoir eu la science de la vie active, ou surtout de la vie contemplative.

« La récompense due aux œuvres bonnes ou mauvaises, « est comme les flots de la mer; nul ne peut y mettre obstacle; elle est comme un cordage qui lie l’auteur des « œuvres et qu’on ne peut rompre1. » Ceux qui n’avaient pas pratiqué les bonnes œuvres allaient dans les lieux inférieurs (notamment le monde de la lune, destiné principalement à ceux qui avaient cherché le prix des œuvres), ou revenaient sur la terre pour revêtir des corps de vers, de papillons, de chiens, de couleuvres et d’autres animaux2. Il y avait aussi des lieux intermédiaires entre la terre et le monde du créateur pour ceux qui, sans être arrivés au but, n’avaient pas cependant tout à fait démérité.

Remarquons, en passant, une preuve nouvelle que Pierre Leroux, dans son livre de l’Humanité , a eu tort de rattacher constamment à la terre l’antique tradition de la métempsycose.

Plusieurs passages desVédas pourraient être cités :

« Si l’homme a fait des œuvres qui conduisent au monde <( du soleil, l’âme se rend au monde du soleil; si elle a fait « des œuvres qui conduisent au monde du créateur, elle va « dans le monde du créateur. Ainsi l’àme va dans le monde « auquel appartiennent ses œuvres. »Et plus loin: «A quoi « donc sert d’avoir ici-bas des désirs et d’y chercher les « plaisirs sensuels? Livrez-vous à vos désirs, abandonnez- « vous sans pudeur à toutes les voluptés, vous ne faites que « vous astreindre à contracter en mourant de nouveaux

1. la religion des Hindous selon tes Védas, par Lanjuinais, p. 286, passage traduit du Véda. — 2. Ibid.

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