LA MÉTEMPSYCOSE CHEZ LES HINDOUS
J'absorplion en Dieu, la rentrée au port, le retour au point de départ. Mais, pour se confondre avec le grand Tout, il fallait être pur et avoir pratiqué les bonnes œuvres sans en rechercher le fruit, il fallait avoir eu la science de la vie active, ou surtout de la vie contemplative.
« La récompense due aux œuvres bonnes ou mauvaises « est comme les flots de la mer, nul ne peut y mettre obs- « tacle; elle est comme un cordage qui lie l'auteur des « œuvres et qu'on ne peut rompre \ » Ceux qui n'avaient pas pratiqué les bonnes œuvres allaient dans les lieux inférieurs (notamment le monde de la lune, destiné principalement à ceux qui avaient cherché le prix- des œuvres), ou revenaient sur la terre pour revêtir des corps de vers, de papillons, de chiens, de couleuvres et d'autres animaux 2. Il y avait aussi des lieux intermédiaires entre la terre et le monde du Créateur pour ceux qui, sans être arrivés au but, n'avaient pas cependant tout à fait démérité.
Remarquons-le, en passant, nous avons ici une preuve nouvelle que Pierre Leroux, dans son livre de r Humanité, a eu tort de rattacher constamment à la terre l'antique tradition de la métempsycose.
Plusieurs passages des Yédas pourraient être cités : « Si l'homme a fait des œuvres qui conduisent au monde « du soleil, Tùme se rend au monde du soleil; si elle a fait « des œuvres qui conduisent au monde du Créateur, elle va « dans le monde du Créateur. Ainsi l'ùme va dans le monde " auquel appartiennent ses œuvres.» Et plus loin: «A quoi « donc sert d'avoir ici-bas des désirs et d'y chercher les « plaisirs sensuels? Livrez-vous à vos désirs, abandonnez- <^ vous sans pudeur à toutes les voluptés, vous ne faites que
l-assage traduit des Yédas. - 2. Ibid. ^m^^m, p. 286,