‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 13 sur 181 · la religion des Hindous selon les Yédas^ p. 285 et · texte numérisé non relu

la religion des Hindous selon les Yédas^ p. 285 et

LE BIIAGAVAD CITA.

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pcDse df s œuvres, cherchant Dieu arec une foi ferme, on narrient a ce solcl qui est sans fin, qui est le grand monde, et d'où ron I.C re.ournc point dans un monde la récompense du mal.

e.tVusL'„n Î'T '■■ " ■"?'" "' '""' *'" ""'"''« '"•"' ■■ '•»'0""»e est susceptible de 1 un et de i autre, ii

Tous ces passages sont traduits des Védas ' On voit que non-seulement rhomme peut devenir animal, mais quel-animal lui-môme «fcrfro.V d'aspirer à la renaissance dans d'autres mondes.

Le Bl.agavad-Giia, section XM, le SLaslah Badha et le 'Ode de Manou renferment la même doctrine

•no^ur' ï ^'' '"'"'" •^" ^'""'''''"^ ^'^''■' ^oi'^i comment Je bienheureux parie à un guerrier •

.Les rencontres des éléments qui causent le froid et le chaud

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nmmorlalité. ' " ''''"''"'• P""cipant de

• Et ces corps qui finissent procèdent d'imr =im„ x. .. indes-ructihle. immuable. Combats dontAbIr """"''

LE BHAGAVAD GITA

« Elle ne na!t, elle ne meurt jamais; elle n^est pas née jadis elle ne doit pas renaître, sans naissance, sans fin, éternelle, antique, elle n'est pas tuée quand on tue le corps.

« Comment celui qui la sait impérissable, éternelle, sans naissance et sans fin, pourrait-il tuer quelqu'un ou le faire tuer'^

« Comme l'on quitte des vêtements usés pour en prendre de nouveaux, ainsi l'âme quitte les corps usés pour revêtir de nouveaux corps.

« Ni les flèches ne la percent, ni les flammes ne la brûlent, ni les eaux ne l'humectent, ni les vents ne ^a dessèchent.

« Inaccessible aux coups et aux brûlures, à l'humidité et à la sécheresse, éternelle, répandue en tous lieux, immobile, inébranlable,

« Invisible, inefi'able, immuable, voilà ses attributs : puisque tu la sais telle, ne pleure donc pas. »

le bienheureux révèle ce qu'il en est, du missionnaire divm qui sait toutes ses incarnations, et de Thomme ordinaire arrivé ici-bas par suite de ses existences antérieures.

« J'ai eu bien des naissances, et toi-même aussi, Arjuna; je les sais toutes, mais toi, héros, tu ne les connais pas.

« Quand la justice languit, Bhârata, quand l'injustice se relève, î^lors je me fais moi-même créature, et je nais d'âge en âge,

« Pour la défense des bons, pour la ruine des méchants, pour le rétablissement de la justice.

« Celui qui connaît selon la vérité ma naissance et mon œuvre divine, celui-là quittant son corps ne retourne pas à une naissance nouvelle; il vient à moi, Arjuna.

« Dégagés du désir, de la crainte et de la passion, devenus mes dévots et mes croyants, beaucoup d'hommes, purifiés par les austérités de la science, se sont unis à ma substance.

« Car, selon que les hommes s'inclinent devant moi, de même aussi je les honore. Tous les hommes suivent ma voie, fils de Prilhâ.

LE OHAGAVAD GITA.

LE BHAGAVAD GITA

« Mais ceux qui désirent le prix de leurs œuvres sacrifient icibas aux divinités; et bientôt, dans ce monde mortel, le prix de leurs œuvres leur échoit.

« Les œuvres ne me souillent pas, car elles n'ont pour moi aucun fruit; et celui qui me sait tel n'est point retenu par le lien des œuvres.

« Sachant donc que d'antiques sages, désireux de la délivrance, ont accompli leur œuvre, toi aussi accomplis l'œuvre que ces sages ont accomplie autrefois. »

Or, écoutez ce que dit le poëmc sacré de l'homme de Lien, de ses destinées :

a Fils de Priihâ, ni ici-bas, ni là-bas cet homme ne peut s'anéantir : un homme de bien, mon ami, n'entre jamais dans la voie malheureuse.

f 11 se rend à la demeure des purs ; il y habite un grand nomln d'années; \)msï\ renaît dans une famille de purs et de bienheureux,

« Ou même de sages pratiquant Vunion mystique ; or il est bien difficile d'obtenir en ce monde une telle origine.

« Alors il reprend le pieux exercice qu'il avait pratiqué dans sa vie antérieure, et il s'efforce davantage vers la perfection, 6 fils de Runti.

« Car sa précédente éducation l'entraîne sans qu*il le veuille, lors même que, dans son désir d'arriver à l'union, il transgresse' la doctrine brahmanique.

« Comme il a dompté son esprit par l'effort, le yogi purifié de ses souillures, perfectionné par plusieurs naissances, entre enfin dans la voie suprême.

« Il est alors considéré comme supérieur aux ascètes, supérieur aux sages, supérieur aux hommes d'action. Unis-toi donc, ô Arj'Hia.

« Car entre tous ceux qui pratiquent l'union celui qui, venant à moi dans son cœur, m'adore avec foi est jugé par moi le mieux uni de tous.

« Ne sauraient me suivre, ni les méchants, ni les âmes troublées, ni ces hommes infimes dont l'intelligence est en proie aux illusions des sens et qui sont de la nature des démons.

« Quatre classes d'hommes de bien m'adorent, Arjuna : l'affligé, l'homme désireux de savoir, celui qui veut s'enrichir, et le sage.

« Ce dernier, toujours en contemplation, attaché à un culte unique, surpasse tous les autres. Car le sage m'aime par-dessus toutes choses, et je l'aime de même.

« Tous ces serviteurs sont bons, mais le sage, c'est moi-même, car dans l'union mentale il me suit comme sa voie dernière.

a Et après plusieurs renaissances^ le sage vient à moi.

« Celui qui, à l'heure finale, se souvient de moi et part dégagé de son cadavre, rentre dans ma substance; il n'y a là aucun doute.

« Mais, si à la fin de sa vie, quand il quitte son corps, il pense à quelque autre substance, c'est à celle-là qu'il se rend, puisque c'est sur elle qu'il s'est modelé.

« C'est pourquoi, fils de Runti, dans tous les temps pense à moi, et combats, l'esprit et la raison dirigés vers moi, tu viendras à moi, n'en doute pas.

« Car lorsque la pensée me demeure constamment unie et ue s'égare pas ailleurs, on retourne à l'Esprit céleste et suprême sur lequel on méditait et qui est le soutien de l'univers, incompréhensible en sa forme, brillant au-dessus des ténèbres avec l'éclat du soleil.

« L'homme qui médite sur cet être, ferme en son cœur au jour de la mort, uni à lui par l'amour et par l'union mystique, réunissant en ses sourcils le souffle vital, se rend vers l'Esprit suprême et céleste.

« Parvenues jusqu'à moi, ces grandes âmes, qui ont atteint la perfection suprême, ne rentrent plus dans cette vie périssable, séjour de maux.

« Les mondes retournent à Brahma, ô Arjuna ; mais celui qui m'a atteint ne doit plus renaître.

LE DIIAGAVAD GITA.

« C'est la voie suprême ; quand on la allcinte. on ne rcvUnt plus, c est la ma demeure suprC-me.

« On peut, (ils de Priibâ, par une adoration eiclusive, atteindre a ce premier principe, en qui reposent tous les Otres, par q«i a cie développé cet nnirers.

. En quel moment ceux qui pratiquent l'union partent-ils pour ne plus revenir ou pour revenir encore, c'est aussi ce que je vais I apprendre, fils de Bliârala.

« Le feu, la lumic^re, le jour. la lune croissante, les six mois ou le solc.l est au nord, voilà le temps où les hommes qui connaissent Dieu se rendent à Dieu.

« La fumée, la nuit, le déclin de la lune, les six mois dn sud, sont le temps où le yogi se rend dans l'orbe de la lune pour eu revenir plus tard.

«voilà Vélernelle double route, claire ou ténébreuse, objet de fox ,c,.bas, conduisant, d'une part, là d'oi. Von ne revient plus et. de l autre, là d'oii Von doit reveitir. '

« C'est la science souveraine, le souverain mystère, la suprême pur.ncat.o„, saisissable par l'intuition immédiate, conforme à la loi, agréable a accomplir, inépuisable.

<• Les hommes qui ne croient pas en sa conformité à la loi ne v.enr.eni pas à moi et retournent aux vicissitudes de la mort.

« C est moi qui, doué d'une forme visible, ai développé cet univers; en mo. sont contenus tous les êtres; et moi je ne suis pns contenu en eux. . . "ioi je ne suis

Grande et belle parole, condamnant le panthéisme.

m^èTî T".""""'*'^' '"« ^'^" "e sont pas en moi : tel est le m)slere de 1 union souveraine. Mon àme est le soutien des êtres et sans être contenue en eux. c'est elle qui est leur être. »

Nous répétons que c'est la condamnation du pan-

LE BHAOAVAD GÎTA. 44

« Il est un figuier perpétuel, un açwaliha, qui pousse eu haut €es racines, en bas ses rameaux, et dont les feuilles sont des . po(?mes; celui qui le connaît connaît le Véda.

« II a des brandies qui s'étendent en haut et en bas, ayant pour rameaux les qualités, pour bourgeons les objets sensibles- Il a aussi des racines qui s'allongent vers le bas et qui, dans ce monde, enchaînent les humains par le lien des œuvres.

« Ici-bas on ne saisit bien ni sa forme, ni sa fin, ni son cornmencement. ni sa place. Quand avec le glaive solide de l'indifférence rhomme a coupé ce figuier aux fortes racines, il faut dès lors qu'il cherche le lieu où l'on va pour ne plus revenir.

« Quand il a vaincu l'orgueil, l'erreur et le vice de la conçu-piscence, fixé sa pensée sur l'âme suprême, éloigné des désirs mis fin au combat spirituel du plaisir et de la douleur, il marche tans s'égarer vers la demeure éternelle.

« Ce lieu d'oïl Von ne revient pas ne reçoit sa lumière ni du êoletl, ni de la lune, ni du feu, c'est là mon séjour suprême. »

Après avoir ainsi décrit le séjour de riiomme de bien de rouvrier et du vrai serviteur du père céleste , le Bhagavad Gita passe à la peinture des méchants et de leur sort dans une autre vie.

« Il y a deux natures parmi les vivants, celle qui est divine et celle des Asuras. Je t'ai expliqué longuement la première : écoute aussi ce qu'est l'autre.

« Les hommes d'une nature infernale ne connaissent pas l'émanation et le retour; on ne trouve en eux ni pureté, ni règle, ni vérité.

« lis disent qu'il n'existe dans le monde ni vérité, ni ordre, ni Providence; que le monde est composé de phénomènes se poussant l'un l'autre, et n'est rien qu'un jeu du hasard.

« Ils s'arrêtent dans cette manière de voir, et se perdant euxmêmes, rapetissant leur intelligence, ils se livrent à des actions violentes et sont les ennemis du genre humain.

"**^ LE BHAGAVAD GITA

« Livrés à des désirs insatiables, enclins à la fraude, à la vanité, à la folie, l'erreur les enlratne à d'injustes prises et leur inspire des vœux impurs.

« Leurs pensées sont errantes : il croient que tout finit avec la mort; attentifs à satisfaire leurs désirs, persuadés que tout est là,

« Enchaînés par les nœuds de mille espérances, tout entiers à leurs souhaits et à leurs colères, pour jouir de leurs vœux, ils s'efforcent, par des voies injustes, d'amasser toujours.

« Voilà, disent-ils, ce que j'ai gagné aujourd'hui, je me procurerai cet agrément; j'ai ceci, j'aurai ensuite cet autre bénéfice.

« J'ai tué cet ennemi, je tuerai aussi les autres. Je suis un prince, je suis riche, je suis heureux, je suis fort, je suis joyeux,

« Je suis opulent, je suis un grand seigneur. Qui donc est semblable à moi? Je ferai des sacrifices, des largesses; je me donnerai du plaisir. » Voilà comme ils parlent, égarés par l'ignorance.

« Agités de nombreuses pensées, enveloppés dans les filets de l'erreur, occupés à satisfaire leurs désirs, ils tombent dans un enfer impur.

« Pleins d'eux-mêmes, obstinés, remplis de l'orgueil et de la folie des richesses, ils offrent des sacrifices hypocrites, où la régie n'est pas suivie et qui n'ont du sacrifice que le nom. ^ « Égoïstes, violents, vaniteux, licencieux, colères, détracteurs d'autrui, ils me détestent dans les autres et en eux-mêmes.

« Mais moi, je prends ces hommes haineux et cruels, ces hommes du dernier degré, et à jamais je les jette aux vicissitudes de la mort, pourrenaître misérables dans des matrices de démons.

« Tombés dans une telle matrice, sVgarant de générations en générations, sans jamais m'alteindre, ils entrent enfin, fils de Runli, dans la voie infernale.

« L'enfer a trois portes par où ils se perdent : la volupté, la colère et l'avarice ; il faut donc les éviter.

« L'homme qui a su échapper à ces trois portes des ténèbres, est sur le chemin du salut et marche dans la voie supérieure.

« Mais l'homme qui s'est soustrait aux commandements de la

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