LES LIVRES ZENDS
sorte, à des souffrances atroces et à des jeûnes prolongés et accablants ; et au milieu de tout cela, l'homme isolé ne s'appuyant que sur lui seul et dirigeant toutes ses pensées vers un seul but, le néant! Point de prière, d'invocation à Dieu que l'on nie. Tel est le bouddhisme dans sa triste nudite. Le Bouddha, d'ailleurs, n'avait rien inventé, il avait trouvé ces austérités en usage an sein des peuplades primitives qui cherchaient à échapper, même par des moyens insensé*, au retour cruel dans la vie d'ici-bas, effrayées qu'elles étaient du courroux inclément de leurs dieux.
Peut-on trouver une preuve plus vivante des croyances orientales? Toute une religion qui dépasse de beaucoup par le nombre d'adhérents et le christianisme et toutes les autres sectes, créée pour échapper à la loi des renaissances dans I humanité, et se maintenant jusqu'à nos jours avec une incroyable persistance pour le même motif. Ici la foi à la pluralité des existences de l'ûme se présente comme un fait patent, irrécusable; seulement ces pauvres bouddhistes ne croyant pas, comme les brahmanes, aux mondes supérieurs d'où Von ne revient plus (ce qui est la vraie foi) aiment mieux l'anéantissement, le nirvana, que le retour terrestre; mais, en tout cas, et c'est la seule constatation que nous voulions faire ressortir, ils croient tellement aux nécessités de la réincarnation, qu'ils se groupent autour d un symbole religieux où le seul Dieu est le néant. C'est un exemple écrasant pour ceux qui nient la foi générale ' aux renaissances. Ils n'expliqueront jamais, sans ces croyances, ni la naissance, ni les progrès, ni le maintien opiniâtre du bouddhisme. ■ Passons aux livres Zends et à Zoroastre. « Lié dès cette vie avec la céleste société des anges, obéissant au même chef, animé des mêmes désirs, éclairé
ZOROASTRE
des mêmes lumières, participant aux mêmes travaux le Mazdéisnan, en s'élevant après la mort dans le monde supéneur, ne fait que rejoindre les êtres avec lesquels il avait dfja pris 1 habitude de vivre sur la terre. Confiant dans les promesses de Zoroustre, et sachant que la mort est le principe de leur accomplissement, il rend en paix son ûme. Rien dans cette crise suprême ne peut le troubler, si sa conscence est pure, et s'il se rappelle celte encourageante réponse d Ormuzd, que le prêtre, en célébrant l'office répète tous les jours : «Par la voie du temps arriveront sur e pont Tcbinevad, donné d'Ormuzd, les darvands et les ju»les qui auront vécu dans ce monde purs de corps et
tnZ: f 'f ""'' ''' ^""''' P"''"'""' '^ P°°' Tcbinevad qui inspire la frayeur, en compagnie des Izeds célestes. Bahman
se lèvera de son trône d'or, Bahman leur dira : Comment êtes-vous venues ici, ô âmes pures! du monde de maux dans ces demeures où le mal n'existe pas? Soyez les bienvenues, ô Ames pures! près d'Ormuzd, près des Amschaspands, près du trône d'or, dans le Gorotman au sein duquel est Ormuzd, au sein duquel sont les Amschaspands
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a môme parole que celle de l'Evangile qui soutient dans
passage de la vie à la mort tant de chrétiens : « Quand
e F^ d 1 homme sera venu dans sa majesté, accompagné
de tous les anges et assis sur le trône de sa majesté, tous
es hommes seront rassemblés devant lui et il les séparera
breS eMeT';-'°T' '' '"^"" '''''' ''' '^°"<=^ ^' 'nez ;, ,,""'*"' ^''^"^•I"'^°'"*^''<'roi'e •■ Venu Vu, tZ .'"°" ''''' P'*'"^^ P°^^«^^'°" ''^ '•oy»""'e
qui vous a ote préparé depuis roriginc du monde». »