‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 168 sur 181 · I. Ùku^ TAoaimf, fie., p. |2& H IJO · texte numérisé non relu

I. Ùku^ TAoaimf, fie., p. |2& H IJO

lu«te» tes fautes, qaetoque soieot lear nooab re et leur énornût^. Qaelia serait la juâ^ice étenNlIe^ allea ëiait ainsi? r«fkso-t-oB qu'une bulle de canotfbation suffi se po«r entrer dans le royaume de Id paix, ei qtae certains lÉypocrHes, sur ta saioletd dcequcb on s'est parfois ^rangement trooip^ ii>xpient pas dans les tourmenu tours scdldratdêêes el leurs crimes! Bo lain auroiit^ib moiitrd d«fts Tautre vie teur^ paaso-ports; en vain auront-ils cxcipd do leur sèie po«r la roliipon.

« Quoi donc ! s\^:rie Charles fioainot, dtait-cc bien une doctrine qiti oe respire que douceur, misl^ricordo. chariliî. qui ordonnait cas borrcttrs? Était-ce bien une doclric« si pure, si Minle,qui proicri^ait ces crimûàt Était*^ bien la parole du («rince de la p&ix qui armjJt des fr&res contre des frèrex, et qui leur eiùsaignait l'art inlernal do raffiner tons les genres de supplices? Était-ce bien la toUra»ce elle-môine qai ai^ui^oit Icss poignardis^ préparait les tortuivs^ dreasait lea éekafaud.s^ allumait lc$ bèctiars 7 •

« L'UlumiiW Sv«\edeoboTg nous peint r^oni^^nifat d'Ames pieuses qui cbercbent dans la vie future toi ou iH f^alnt et le Ifonvent en enfer ^ Quant aux victime* de l'inquisition et dtt fanali»aE>e, Vanini, Giordano Rrono, Jean lluss» Savonarole et tant d'ajircs. cik^ ^nt depuis lo«^temps arriréee an port éternel. Rieo ne kito tant ra^-anoement des Ames qne kts bOcbers et lets éekaiiaods; c*oU po«r cela qise Dieu les a perml». Je osets sur la tnAao li^oe les martyrs de rtequisUlonot lesi»artyrs du christianisme*.

« il y a dans la ne terrostro bien des circonMaoccs en oppo* sitioQ flagrante atec Torganisation de lliomme. De là les maladies, de là tes besoins de se vOlir et do k mettre à l'abri ; lo corps De peut subsister sans une allaMatatte jonreaiiirc, et la terre ne no«s donne riso qni m soit arrosé de no« soourx ol de nos lannss^ La tocoowtktt» la nonrrituroi le to^OMOt ot le vélo-

I. if<fe«(Mfi du ciet ei de Vfaftr, t. H de U trtdoetlon frauftift» p. 1)9 et laO. — ). Ihmnvjf frmfmtMtê pklhto^kifm, 1$49.

CONDITIONS nES EXISTENCES FUTURES.

mont constituent le nécessaire de la vie. Le reste n'est que du superflu'. Otez la nourriture, la difficulté de locomotion, le logement et le vêtement, il n'y a plus de pauvres. Il est donc trèsaisé de se figurer ce que peut ôtre le progrès dans les mondes futurs, en supposant la matière de moins en moins pesante, de moins en moins sensible aux influences extérieures, exigeant une nourriture de moins en moins grossière; d'un autre côté, un globe où les saisons seraient plus égales et les climats moins hostiles à la santé de ses habitants, où le sol donnerait ses fruits à un moindre travail, où les milieux ambiants suffiraient à l'alimentation, jusqu'à ce que nous soyons arrivés au moment de ce que les chrétiens appellent la résurrection, où notre corps deviendra impondérable, incorruptible et immortel. Les degrés de ces améliorations peuvent varier indéfiniment.

«Les facultés de l'âme subiraient un développement parallèle; car les sens étant les instruments de l'âme, elle devient d'autant plus parfaite qu'ils sont plus parfaits : la satisfaction des besoins ferait disparaître les causes de lutte et d'égoïsme, la diminution du travail laisserait une carrière plus libre aux progrès de l'intelligence et de la moralité. En quittant cette vie, l'homme arrive aune station correspondante à son degré d'initiation; il va, comme le dit la cosmogonie indienne, au monde de ses œuvres, il prend la condition qu'il a méritée et revôt la forme corporelle la plus harmonique av«»c l'état de son âme ; il porte dans une autre existence non-seulement son âme, mais encore l'essence de son corps, qui lui est indissolument unie. Rien ne change en lui que la forme. Mais cette forme, jusqu'à ce qu'elle soit plus épurée, comprime le souvenir sans abolir l'identité.

i' Quelle est la loi de ces renaissances et de ces transformations? Ceci est un des mystères de la Providence qu'on nesau-

1. L'amour du luxe et du superflu est un signe de la grandeur humaine. 11 prouve que la satisraclion des besoins physiques ne suffit pas à rhomme. Il lui faut uu raffinement de jouissance , une abondance de bien titre. C'est un indice que la ler?e est un lieu de passage, et que nos destinées ne sont pas enchaînées ici-bas.

CONDITIONS DES EXISTENCES FUTURES. 4i;0

tait vouloir pénétrer sans folie. On peut seulement essayer d'en avoir une conception vague, la seule qui sur cette terre soit permise à l'esprit humain. Lorsque l'âme quitte son corps terrestre, ou lorsque, pour venir ici-bas, elle a quitté son corps antérieur, elle se trouve dans un état quelconque de mérite et de démérite, sous le double point de vue de l'intelligence et do la moralité. Cet état sert de point de départ nouveau pour la vie future; l'âme non-seulement va au monde de ses œuvres, mais encore, dans ce monde, elle se réunit au corps avec lequel elle a le plus d'affinités. Dans l'ordre physique, la loi d'attraction universelle meut tous les corps, tous les êtres matériels ; pourquoi cette loi n'aurait elle pas un équivalent dans l'ordre moral? Cet équivalent, nous l'appellerons loi d'harmonie. C'est en vertu de cette loi que l'âme va précisément animer la forme matérielle qui correspond au degré de son avancement et à l'état de ses penchants, et cette forme, elle la pénètre et la plastique en vertu de sa force virtuelle.

(( Ainsi l'âme qui arrive sur notre globe et revêt la forme humaine a dans son passé une double raison, d'abord de son existence terrestre, ensuite de sa naissance dans telle parenté, ■dans telle position, et de son union avec tel corps plutôt que tel autre; quant aux enfants qui meurent au berceau ou en trèsbas âge, il faut penser que n'ayant pas mérité de prime abord lo passage à un monde supérieur, ils n'ont pas non plus mérité les «oufl'rances de la terre pendant une vie complète et après un temps plus ou moins court de douleur et d'enveloppement, ils sont afl'ranchis parla mort du degré terrestre de l'initiation*. »

On peut ajouter à ces lignes écrites en 184G, et l'on a i)jout<i, mais en 1858 seulement [Livre des Esprits), que la mort de ces enfants en bas ûge, outre la véridique raison que nous avons donnée, peut encore servir d'épreuves à leurs parents, ce qui est un motif secondaire sur lequel

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