‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 171 sur 181 · PREUVES LOGIQUES DE NOTRE DOCTRINE · texte numérisé non relu

PREUVES LOGIQUES DE NOTRE DOCTRINE

Ce chapitre sera court, bien que décisif. On a vu dans notre seconde préface qu'une objection nous a été faite, c'est que nous avions émis une hypothèse sans la prouver.

On ignore la vraie méthode et le vrai critérium. Examinons ce qu'ont tenté à ce sujet les philosophes de l'antiquité et ceux des temps modernes.

La méthode psychologique de Socrate, formulée dans ce précepte : Connais-toi toi-même j est essentiellement subjective.

La dialectique de Platon, le syllogisme d'Aristote, sont des instruments méthodiques de l'esprit, ils ne constituent ni des méthodes ni des critériums.

L'expérience de Bacon ne s'applique qu'au fait matériel. Elle est d'ailleurs subjective, c'est-à-dire que, ainsi que nous le verrons, elle est restreinte selon le caprice de celui qui s'en sert.

L'évidence de Descartes n'est pas non plus un critérium, c'est un état subjectif de Pesprit se croyant en possession du vrai. Descartes dépasse bien la psychologie, il fonde son CogitOy ergo sum sur la notion de l'être, ainsi que nous Pavons établi^; mais cet être est compris empiriquement

1 . Principes iupéricurs de morale, livre I*"', de ta Vraie méthode.

et donne naissance à la conception de la substance de Spinosa, tout aussi empirique et ne tenant aucun compte des qualités nécessaires du véritable absolu.

La foi de Pascal est également subjective; elle n'est pas universelle, quoiqu'elle s'intitule catholique, mais il y en a d'autres à côté tout aussi respectables à priori : la foi protestante, la foi juive, la foi mahométane, la foi bouddhique, etc. Celles-ci sont convaincues et exclusives de la même manière que celle de Pascal.

Hegel, ce philosophe du néant, établit l'identité de l'être et du non-être conciliés, il lui semble du moins, dans le werdeny le devenir, et il ne s'aperçoit pas qu'il fait de la métaphysique faussée et prise à rebours.

Dans notre ouvrage \ nous avons exposé que le critérium vrai devait être objectif et s'imposer du dehors; que le principe était Dieu, l'être, l'absolu, se manifestant dans le fait saisi par la conscience, en prenant ce mot conscience comme exprimant le centre de toutes les facultés, c^est-àdire que le fait, manifestation de l'être, ne doit pas être morcelé et mutilé, mais saisi, selon sa nature, par notre sensibilité (percep,tion), par notre intelligence (notion), par notre sentiment (intuition).

Cette méthode et ce critérium, nous les avons appliqués partout et toujours dans nos œuvres philosophiques, mais nous ne les avions pas développais dans un traité spécial.

Voici que tout récemment un éminent métaphysicien, deStrada, est venu fonder définitivement la logique de l'avenir, dans un des plus beaux livres qui aient honoré notre époque. Essai d'un ultimum organum^,

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