‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 23 sur 181 · Voyez Platon, Bépublique^ liv. VU, p · texte numérisé non relu

Voyez Platon, Bépublique^ liv. VU, p

4. Porphyre dit à ce sujet, dans son Traité de l'antre des nymphes ^ p. 8 : « C'est pour cela sans doute que les pythagoriciens, et après eux Platon, ont appelé le monde un antre et une caverne. Chez Empé-

de la caverne, c'est, pour l'âme, s'élever au monde intelligible. Dans le Phédon, Platon affirme que la cause de la chute de l'âme, c'est la perte de ses ailes, qu'après ôtre remontée là-haut, elle est ramenée ici-bas par les périodes (de l'univers), qu'il y a des âmes envoyées sur la terre par les jugements, les sorts, les conditions, les nécessités; en môme temps, il blâme la descente de l'âme dans le corps *.

« Alors, comme on le dit, elle a perdu ses ailes, elle est enchaînée dans les liens du corps, parce qu'elle a renoncé à l'existence calme dont elle jouissait eu partageant avec l'Ame universelle l'administration du monde; car elle menait une vie bien meilleure quand elle était là-haut. L'âme tombée est donc enchaînée, emprisonnée, obligée d'avoir recours aux sens parce qu'elle ne peut d'abord faire usage de rintelligence ; elle est ensevelie, comme ou le dit, dans un tombeau, dans une caverne. Mais, par sa conversion vers la pensée, elle brise ses chaînes, elle remonte y aux régions supérieures, quand elle part des données de la réminiscence pour s'élever à la contemplation des Essences % car elle garde toujours, môme après sa chute, quelque chose de supérieur au corps,

0 Les âmes ont ainsi une double vie, puisqu'elles vivent tour à tour dans le monde intelligible et dans le monde sensible'; plus longtemps dans le monde intelligible quand elles peuvent rester I unies à l'intelligence suprême d'une manière durable; plus longtemps ici-bas, quand leur nature ou quand leur sort leur impose une destinée contraire.

« La descente des âmes n'est ni tout à fait volontaire, ni tout à fait involontaire. En effet, ce n'est jamais volontairement qu'un être déchoit; mais comme c'est par son mouvement propre qu'il

docle, en effet, les puissances qui guident les âmes s'expriment ainsi : « Nous sommes arrivées dans cet anlre obscur. »

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