‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 43 sur 181 · TÉMOIGNAGES · texte numérisé non relu

TÉMOIGNAGES

le dogme des vies successivjes, c'est un point encore moins^ douteux, et à l'abri de toute contestation sérieuse. Ici les témoignages abondent et nous aurons à choisir, car des citations entières dépasseraient les limites de ce chapitre. Nous aurons soin cependant d'indiquer exactement les sources où Ton pourra se renseigner. Quoiqu'il faille se défier des Romains qui n'ont vu dans la religion des Gaulois que son côté mythologique, et surtout de César, qui, dans le discours que lui prête Salluste, croit au néant après la mort, il dit des Druides : « Imprimis hoc volunt « persuadere, non interire animas, sed ab aliis post mor- « tem transire ad alios ^. » « Une croyance qu'ils cherchent surtout à établir, c'est que les âmes ne périssent point et qu'après la mort elles passent d'un corps dans un autre. » Pomponius Mêla est encore plus expressif : «Unum « ex bis qusD prœcipiunt in vulgus cflluxit, œternas esse « animas, vitamque alteram ad mânes ; itaque cum mortuis « cremant apta viventibus. Olim negotiorum ratio etiam et « exactio crediti deferebatur ad inferos. » « Il est un de leurs dogmes qu'ils ont laissé transpirer au dehors, c'est que les âmes sont éternelles (remarquez cette expression; Pomponius Mêla ne dit pas seulement immortelles), et qu'il y a une autre vie chez les Mânes. De là l'usage où sont ces peuples de brûler et d'enterrer avec les morts ce que ceux-ci ont affectionné pendant leur vie '. De là vient

1. Guerre des Gaules, liv. VI, ch. xiv. Voyez aussi le chapitre xix» adjinem.

2. Pomponius Mêla, liv. lil, cli. ii; voir aussi sur ce de/nier point Valère-Maxime, liv. II, ch. vi. — Voici le texte de Valère-Maxime : «.Velus ille mos occurrit Gallorum, pecunias, quœ his apud inferos redderenlur, dare soîitos, quia persuasum habuerunl animas hominum immortales esse. » El Valère-Maxime ajoute ce trait : « Dicereia

Page 1