MONUMENTS
if
inscriptions du paganisme qui n'imploraient jamais que les souvenirs et les larmes, on en voit chez nos pères qui savent, à côté du regret, recommander Tespérance. On connaît celle-ci, découverte sur les bords du Rhône :
Si absit cinis hac in urna, tnnc spiritum cerne in cujus salutem nihil temere dictum est.
« Si la cendre manque dans cette urne, alors regarde l'esprit sur le salut duquel rien n'a été dit témérairement. »
Qu'il y a de grandeur dans cette épitaphe! Quel parfait affranchissement de tout lien matériel ! Et qu'elle avait de puissance la religion capable d'inspirer de si beaux bentiraentsl {Encyclopédie nouvelle, au mot Druidisme, p. 412.)
Soyons donc fiers de nos pères; leur théologie a été trop oubliée ou trop méconnue ; et si elle a disparu momentanément devant la théologie chrétienne, ne nous rappelons pas sans orgueil ses ineffables grandeurs. Songeons qu'elle a conservé au milieu de l'idolâtrie païenne, pure et intacte, la doctrine de l'unité de Dieu et de l'immortalité de l'ûmei qu'elle a facilité ainsi Tavénement du christianisme dans les Gaules, qui ont fourni à l'Église d'illustres et glorieux martyrs.
Notre siède a pour mission de développer et de faire revivre cette antique doctrine.