DE LA MÉTEMPSYCOSE ANIMALE
i»ylhagore. — Moïse et le Christ. — Le Clirislianisme. — Rélulaliuii.
Origène. — Les Druides.
C'est à la fin de ce livre qui concerne l'antiquité profane, qu'il convieni de faire justice une fois pour toutes de celle erreur; elle a été l'enfance de la conception véritable et n'a guère été reproduite plus tard en ce qui touche surtout l'avenir; car il y a un abîme entre les penseurs qui ont incliné à croire que dans le passé les âmes humaines avaient pu traverser la vie végétale et la vie animale, et ceux qui voudraient nous faire redescendre jusqu'aux brutes dans les existences futures, après que nous avons été élevés dans nos vies à la dignité d'hommes. Nous parlerons de «ette grossière erreur, sous le bénéfice des observations du chapitre III de ce livre, et nous nous attacherons à combattre la croyance vulgaire des anciens, tout en maintenant ce que nous avons dit précédemment de la doctrine ésotérique qui lui était contraire.
Pylhagore, si célèbre par ses voyages, qui avaient pour but de recueillir les traditions et les institutions des autres peuples, rapporta ce dogme de l'Egypte dans la Grèce ; il enseignait aussi le passage de l'âme des méchants dans les