‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 55 sur 181 · RÉFUTATION. " J2I · texte numérisé non relu

RÉFUTATION. " J2I

chacun ; la liberté doit tendre de plus en plus vers les per- , fections du type divin. Quoi! le savant aurait pâli sur les livres de ses devanciers, il aurait consumé ses jours à pénétrer les secrets de la nature, à méditer sur les attributs de l'Être suprême et de l'ùme, à conquérir à chaque moment de nouvelles pensées; quoi ! l'homme aurait péniblement combattu, glorieusement vaincu pour développer et étendre la sphère de sa moralité, et ce travail, ces efforts seraient interrompus, la mort viendrait qui briserait la carrière à moitié parcourue, avant que le terme soitatteint, avant que le prix soit légitimement gagné!

Non, l'homme ifest pas le dernier anneau de la chaîne qui unit la créature au créateur; un stupide orgueil a pu seul afficher de semblables prétentions. Non, l'homme n'est pas isolé dans l'univers. De même que la terre dont il est le dominateur est liée aux globes de son système sur lesquels elle agit à condition de subir leur action, de même que notre système solaire est lié à d'autres systèmes semblables qu'il modifie et par lesquels il est modifié, de même aussi l'humanité est au milieu d'une série d'espèces inférieures et supérieures. Tout s'unit et s'harmonise dans le monde; la faute amène la déchéance; l'élévation est la récompense de la vertu.

« il passera à une nouvelle vie, où, libre de ces mille entraves qui « arrêtent son essor, doué de sens plus subtils, de plus hautes fa- « cultes, il puisera à cette source de sagesse dont H était si alléré sur « la terre. » [Discours sur Vélude de la philosophie naturelle, par John Hcrschel, traduit de l'anglais, par M. P... liv. I, ch. i.) Voilà encore un savant distingué qui accueille l'idée d'existences successives de l*lu8 en plus parfaites. Partout, dans la philosophie comme dans les ëciences, des voix s'élèvent en faveur de cette explication de la destinée. A^ons.nou8 tort de dire qu'elle est mûre pour l'humanité, cl que son leuipg est venu?

*22 ORIOÈNE. — LES DRUIDES.

Le dogme des ries successives, non moins antique et non moins vénérable que le dogme de la préexistence, a cependant présenté une cause de répulsion générale Varcc qu'il a presque constamment été mêlé aux erreurs de la métempsycose dans l'antiauité, sinon dans les temps modernes.

Les Indiens enseignèrent le passage dans le corps des animaux. Pytbagore, Platon, Empédocle, se laissèrent aller au même égarement. Origène même, le grand Origènc, a été soupçonné d'une opinion pareille. S'il faut croire la traduction du Périarchon, par Ruffin.on y lit que' : « Telle peut être la défaillance et la chute où la négligence et la paresse entraînent chaque créature, que, tombée dans le vice, elle soit enchaînée an corps grossier des bêtes privées de raison. » Et quelle apparence que Ruffin eût prêté gratuitement cette erreur à Origène? Il serait plus vraisemblable de l'accuser de l'avoir fait disparaître. On a d'ailleurs une lettre de saint Jérôme à Avilus, dans laquelle il reproche formellement à Origène de croire à la métempsycose. Heureusement pour Origène, nous avons deux textes diamétralement opposés, et comme ils se trouvent dans son Apologie contre Celse, et dans ses Commentaires sur saint Matthieu, deux ouvrages authentiques et dont nous possédons l'original grec, nous pouvons avec raison laver sa mémoire de cette accusation; mais c'est beaucoup que son système s'y prêtât et qu'il pût en être seulement soupçonné.

Les Druides aussi, dont nous venons d'exposer l'admirable théologie, ont été suspectés de métempsycose anl-

menlorum po.s.l crasso corporl colllga.i. „ (Uh. III, cap. v, or(. » )

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