V II
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Les anciens, qui croyaient à la vie future, supposaient presque universellement que les âmes descendues par la iBort dans la nuit de l'Érèbe, s'y plongeaient dans les eaux <hi fleuve d'oubli, avant de retourner dans de nouveaux «orps matériels; c'est ce qu'Anthise, selon Virgile, enseigne au pieux et glorieux Énée, qui, conduit et conseillé par la Sibylle, était venu lui rendre visite dans le royaume <te Hadès. « Ces hommes, à qui le destin a réservé d'autres corps, lui dit-il, viennent se désaltérer dans les tranquilles «aux du Léllié. »
La doctrine de la métempsycose remonte à l'antiquité la plus haute. Hérodote l'attribue aux Égyptiens, c'est-à-dire « la nation dont la civilisation est la plus ancienne; mais on l'a trouvée chez tous les peuples du monde, avant Jésus- Christ, comme un dogme de religion plus ou moins caché «t enveloppé de mystères. C'est ainsi que les hiérophantes *3 Mithra, parmi les Perses, représentaient les transmigrations des âmes dans les corps célestes sous le symbole mystérieux d'une échelle ou d'un escalier avec sept pointes diacune d'un différent métal, qui figuraient les sept astres auxquels les jours de la .semaine étaient dédiés, mais disposés dans un ordre inverse, selon que Celse le rapporte €t comme il suit : Saturne, Vénus, Jupiter, Mercure, Mars ■la Lune et le Soleil. '
Telle était avant le chrisliauisme la foi constante du monde entier, et les plus sages et les plus instruits la partageaient; Julien, surnommé l'Apostat, qui se vantait de tant de philosophie, croyait avoir été Alexandre et l'on Terra bientôt que les Juifs eux-mêmes, ce peuple privilégié que Dieu instruisait par ses prophètes, avaient admis à un certain degré cette doctrine. On la trouve expressément enseignée dans cette parole du livre prophé-