‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 60 sur 181 · LE GÉNIE DE MOÏSE · texte numérisé non relu

LE GÉNIE DE MOÏSE

monde où ils sont morts, loin de la patrie terrestre, les âmes de Sara, de Jacob, d'Aaron et de Moïse lui-même. A la fête des tabernacles, les Israélites adressent encore à Dieu cette prière - Puisse son âme (en vue de ceci) être liée dans les faisceaux de U vie avec 1 arae d'Abraham, de Sara, de Rebecca, de Rachel et der Léia, et des autres justes des deux sexes qui sont dans le paradis.

« Celte àme vertueuse trouve sa récompense dans le déveloiv pemenf de son amour, de son intelligence et de son activité, dan.% la pénétration des lois et des volontés divines. Que devient Vàmt qui s'est éloignée du Père céleste, et dans laquelle a dormi, comme un glaive inutile, le Rouah de Jéliovali? Cette àme se guérit, « régénère par le repentir, par le secours des âmes fraternelles etdi,. médecin des ûmes, par la recherche de Celui gui a dit .- Je suis le souverain bien. C'est pourquoi le monde des âmes n'a qu'un non» '5SU, équivalant à demande, prière {petitio, rogatio, preces), dérivés du radical clialdéen, signifiant : il a demandé, il a interrogé et synonyme de l'hébreu, il a proposé, il a demandé, il a scrute^ ■1 a consulté l'oracle divin. L'hiéroglyphe de ce mot est le guerrier qui reçoit la couronne et part victorieux pour vaincre encore- La vie céleste pouvait commencer sur la terre, ainsi qu'il arriva, à Enoch et à Élie.

« Le schéol inférieur était le séjonr des réphaim, que les tradÛe^ leurs ont cru rendre par les mânes ou les géants, mais qui signiSe lesfa,ble,, destinés au pardon, à la pénitence, à la guérison, à tm régénération, ainsi que le prouvent toutes- les variantes de 1» combinaison, il a guéri, il a soigné, il a réparé, il a remis, il a pardonné, il a été pardonné; et ces noms, le médecin, les guéris guérison, remède, restitution, lit de guérison, rémission, misél ncorde, douceur de la pénitence, le repentir qui mérite le pardon. Iliéroglyphiquement, c'est la libération, la porte tonte grande ouverte, l'évasion d'un mal qui nous avait terrassés e» foulés aux pieds. Dans les passages suivants (Isaïe, XXVI, i» LXVl, 24; Job, XXVI, 5; Prov., II, 18. IX, 18. XXI, )6, et dan» le psaume LXXXVII. H), le mot réphaim est détourné de s»»

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acception par les traducteurs. Dans le schéol supérieur, sous la garde du médecin des âmes, Raphaël , les œuvres des vertus brillent comme des fruits divins sur l'arbre de la vie éternelle, et ces fruits guérissent les nations. »

Voyons encore plus à fond ce que les Hébreux ont pensé sur la pluralité des existences.

Nous avons exprimé en commençant que les textes de l'Ancien Testament n'étaient pas explicites sur ce point et nous en avons donné la raison. Il y a un texte d'Isaïe, chap. LVII, qui fait pourtant exception à cette rOgle générale, c'est au verset 16 de ce chapitre. Jéhovah dit : « Je « ne disputerai pas éternellement avec le coupable et ma « colère ne durera pas toujours, parce que les esprits sont « sortis de moi et que fat créé les âmes. » (La Vulgate traduite par de Sacy). Dieu donne donc pour motif à la nonoternité des peines de l'enfer, que c'est lui qui a créé les âmes et que les esprits sont sortis de lui. C'est comme s'il disait : J'étais parfaitement libre de créer ou de ne créer pas; puisque j'ai créé tels ou tels, ce n'est pas pour leur malheur éternel. La raison est déjà très-bonne, et ce texte même, dans la Vulgate, est digne d'être cité ici; mais voici qui est plus fort : de trôs-remarquables hébraïsants traduisent ainsi, comme nous l'assure M. Adolphe Berthet {Apocal!,pse de saint Jean, p. 151) : , Je ne punirai pas * ""^^li^'»entetje ne serai pas irrité sans fin. Mais fmz

« SORTIRA DE MES MAINS, ET JE LUI DONNERAI UNE NEPIIESCH « C EST-A-DIUE UN SOUFFLE VITAl OUI UNIRA L'aME AU CORPS

« rouR SON INCARNATION, » et uous peusoDs en effet que c Ite traduction est bien plus conforme au texte hébraïque.

thPt nl*^? ^ ' '" ' remarquer, c'est que M. Adolphe Bertlictn est pas pour les réincarnations, dont il ne dit pas un

LES PSUMES.

■ mot, pas plus que les autres hébraïsants qui ont donné cMe version, laquelle acquiert donc par là une valeur considérable Nous voyons, en effet, la première expiation dans lesteneôrcs de f abîme, puis le moyen de réparation >:t de redressement permis et voulu de Dieu, la réincarnationdelâme. qui est revêtue du souffle vital, c'est-à-dire de 1 enveloppe fluidique de la nature du monde où elle va s incarner et subir une nouvelle épreuve. Tout est vrai c air et formel dans ce beau texte ainsi traduit selon le génie de la langue hébraïque.

Qu'on adopte l'une ou l'autre interprétation, la première donne la raison philosophique, la seconde exprime la réalité G une manière vraiment admirable.

On lit dans le verset 9 du psaume 103 [102 dans le grec et le latin), au sujet de Dieu : ,, Il ne conservera pas du « ressentiment éternellement, , et au verset 9 du psaume 145 (144 dans le grec et le latin) : « Jéhovah est bon pour « tous, et sa miséricorde s'étend sur toutes ses œuvres , Et voilà que le traducteur du mot hébreux »3S (pour tous] infatué de ses idées préconçues et fausses, le rend par ror^ vnoiu.o...,ceux gui persévèrent, ce' qui est complètement dénaturer le sens du mot. Au verset 14 du même psaume se trouve cette grande et belle pensée : « Jéhovah soutient « ceux qui tombent et les relève de leurs chutes. » On voit donc dans tous ces textes une pensée de réhabilitation et de condamnation de l'enfer.

Pénétrons dans le coeur même de la question, dans les profondeurs de la linguistique hébraïque, car étudier la langue d un peuple, c'est mettre à nu ses croyances les plus intimes. Nous nous bornerons à citer deux textes antiques de la Bible, qui nous dévoileront suffisamment les opm.ûm- secrètes de Moïse et de l'auteur du livre de Job

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LA QENÈSE.

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