CHAPITRE XXVIÏ, versets 2 et 3 dw livre de Job
Et le Dieu vivant a fait difl*érer le jugement (de l'âme coupable). Et le Tout-Puissant Maître et Seigneur a rempli d'amertume d'esprit astral et terrestre (Nephesch) en l'affligeant pendant de longs jours, parce que en tout et pour tout temps futur (à venir), le moi, l'âme rationnelle et intelligente (Nichema) est en moi (et sera toujours) et que le (Rouah) l'esprit céleste, le souffle divin lui est uni et restera éternellement avec elle, dans mon cerveau et dans ma pensée.
En français :
Et le Dieu vivant a diff'éré le jugement du coupable, l'affligeant d'abord dans son esprit terrestre, parce que l'âme est éternellement en moi, uni à l'esprit divin.
C'est une affirmation positive de l'immortalité, de la punition de l'ùme à sa sortie du corps dans son périsprit^
I . Expression contemporaine correspondant exactement à la Xe-
VOCATION DES PRÛPHÈTLS.
terrestre et dans l'atmosphère, en vue de son pouvoir de durer éternellement et d'aller avec l'esprit divin {spiritus vitarum) subir toute autre existence régénératrice, afin de se rapprocher de Dieu.
Nous trouvons donc, dans le texte de Job, les mêmes affirmations que dans la Genèse sur les principes de la vie et les éléments de l'homme^
On explique aussi par la préexistence la vocation des patriarches , des prophètes et de tous ces grands saints qui apparaissent dans leur vie de miracles comme les ministres et les amis particuliers de Dieu : un Élie, dont l'existence entière fut une merveille ; un Isaïe, le divin prophète, dont l'ange a purifié les lèvres au feu
phesch. Voir également sur ce point Aeloîm ou les dieux de Moïse ^ par Lacour, et l'ouvrage déjà cilé de SchUlz, Le génie de Moïse.
J. Quelques hébraïsants matérialistes et sceptiques ont attaqué le sens hautement «piritualisle que nous donnons à la Genèse et au livre de Job. Nous les renvoyons à l'ouvrage déjà cilé de M. SchUlz, p. 330 et suiv., 344 et 345 {Mém. de r Académie de Stanislas, 1859). Ils y verront la juslification tout entière de la traduction que nous avons faite, confirmée et adoptée par une foule d'interprétations; ils liront notam- " ment, p. 345, que le Bouah, distingué profondément par l'hébreu de la Nephesch (corps astral) cl du Nichema (àme raisonnable) est qualiÛé d'Eloha comme plus tard par les druides d'Aven (Voir mon plus récent ouvrage : Les Bardes druidiques, Synthèse philosophique du dix-neuvième siècle).
Les hébraïsants dont nous parlons traduisent l'esprit des vies, des existences successives de l'âme, le Bouah, en un mot, par une expression vide de sens, les souffles, les âmes; mais ils sont confondus, dans leur traduction vague, par vingt textes du Zohar, du grand et du petit Idra, qui non-seulement reconnaissent dans l'homme les mômes éléments outre le corps grossier, que Moïse et l'auteur de Job; mais encore discutent et analysent longuement ces éléments. Nous en citons un texte au chapitre qui suit, intitulé le Zohar. Ce texte, suivi de beaucoup d'autres, tranche définitivement la queàtion en faveur du spiritualisme contre le matérialisme.
VOCATION DES PROPHÈTES. 133
ardent du sanctuaire; un Jérémie, qui a retracé en lui la parfaite image de l'Homme de douleur; un saint Joseph, le père nourricier de cet Homme-Dieu; un Jean-Baptiste^ son merveilleux précurseur-, un saint Paul, qui a converti le monde.
Avec cette première vie, tout s'explique; les difficultés qu'il était impossible de résoudre tombent d'elles-mêmes, et la lumière se fait. Car on voit clairement que la justice de Dieu est égale, dès que l'on comprend que dans leur première origine ces grandes âmes, qui vous apparaissent si privilégiées, n'ont pas reçu effectivement plus que toutes les autres, mais que c'est le meilleur usage qu'elles ont fait des dons que le Créateur leur a dispensés en la môme mesure qu'à toutes, qui les a élevées à des grâces et à une vertu plus parfaite, selon que le Seigneur l'a déclaré : « H sera donné à celui qui a, et il en sera dans l'abondance ^ » Elle, dit l'apôtre saint Jacques *, n'était pas un homme différent de ce que nous sommes : il n'a pas eu un décret de prédestination autre que celui que nous avons nousmêmes ; seulement son âme, quand Dieu l'a envoyée sur la terre, était déjà parvenue à un degré très-éminent de perfection, qui lui a attiré dans sa vie nouvelle des grâces plus efficaces et plus hautes.
Cette vie antérieure, où nous trouvons l'explication de cette parole que Dieu adressait à Jérémie : « Qu'il l'avait « connu avant qu'il l'eût formé dans le ventre de sa « mère», » était la foi constante et la doctrine universelle
1. Omni enlm habenU **itur, et abundabit. S. Matth., e, XXV. V. 29. '
î. Elias homo erat similis nobis, paçsitilis. S. Jacq., c. V, t. 17. 3. Priasquam te formarem in utero, nofi te; et anlcquam cxires de vuha, sanctificavi te. Jérém., c. I, v. 5.
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VOCATION DES PROPHÈTES
terrestre et daus l'atmosphère, en vue de son pouvoir de durer éternellement et d'aller avec l'esprit divin {spiritus vitarum) subir toute autre existence régénératrice, afin de se rapprocher de Dieu.
Nous trouvons donc, dans le texte de Job, les mêmes affirmations que dans la Genèse sur les principes de la vie €t les éléments de l'homme^
On explique aussi par la préexistence la vocation des patriarches, des prophètes et de tous ces grands saints qui apparaissent dans leur vie de miracles comme les ministres et les amis particuliers de Dieu : un Élie, dont l'existence entière fut une merveille; un Isaïe, le divin prophète, dont l'ange a purifié les lèvres au feu
phesch. Voir également sur ce. point Âeloïm ou les dieux de Moïse f par Xaeour, et l'ouvrage déjà cilé de SciiUlz, Le génie de Moïse.
i. Quelques hébraïsants matérialistes et sceptiques ont attaqué le sens hautement spiritualiste que nous donnons i\ la Genèse et au livre de Job. Nous les renvoyons à l'ouvrage déjà cilé de M. Sclilifz, p. .33G et suiv., 344 et 345 {Mém. de l'Académie de Stanislas, 1859). Us y verront la justification tout entière de la traduction que nous avons faite, confirmée et adoptée par une fouie d'interprétations; ils liront notamment, p. 345, que le Rouah, distingué profondément par l'hébreu de la Nephesch (corps astral) et du Nichema (àmc raisonnable) est quaUfié tVEloha comme plus tard par les druides d'Aven (Voir mon plus récent ouvrage : Les Bardes druidiques y Synthèse philosophique du dix-neuviéme siècle).
Les hébraïsants dont nous parlons traduisent l'esprit des vies, des existences successives de Vàme, le Rouah, en un mot, par une expression vide de sens, les souffles, les âmes; mais ils sont confondus, dans leur tra<luction vague, par vingt textes du Zohar, du grand et du petit Idra, qui non-seulement reconnaissent dans l'homme les mômes éléments, outre le corps grossier, que Moïse et l'auteur de Job; mais encore discutent et analysent longuement ces élémeVits. Nous en citons un texte au chapitre qui suit, inUtulé le Zohar, Ce texte, suivi de beaucoup d'autres, tranche définitivement la question en faveur du spiriluali^me contre le matérialisme.
VOCATION DES PROPHÈTES
ardent du sanctuaire; un Jérémie, qui a retracé en lui la parfaite image de l'Homme de douleur; un saint Joseph, le père nourricier de cet Homme-Dieu; un Jean-Baptiste, son merveilleux précurseur-, un saint Paul, qui a converti le monde.
Avec cette première vie, tout s'explique ; les difficultés qu'il était impossible de résoudre tombent d'elles-mêmes, et la lumière se fait. Car on voit clairement que la justice de Dieu est égale, dès que Ton comprend que dans leur première origine ces grandes âmes, qui vous apparaissent si privilégiées, n'ont pas reçu cfîectivement plus que toutes les autres, mais que c'est le meilleur usage qu'elles ont fait des dons que le Créateur leur a dispensés en la même mesure qu'à toutes, qui les a élevées à des grâces et à une vertu plus parfaite, selon que le Seigneur l'a déclaré : « H
sera donné à celui qui a, et il en sera dans Tabondance^ »
Elie, dit l'apôtre saint Jacques *, n'était pas un homme différent de ce que nous sommes : il n'a pas eu un décret de prédestination autre que celui que nous avons nousmêmes ; seulement son âme, quand Dieu l'a envoyée sur la terre, était déjà parvenue à un degré très-éminent de perfection, qui lui a attiré dans sa vîe nouvelle des grâces plus efficaces et plus hautes.
Cette vie antérieure, où nous trouvons l'explication de cette parole que Dieu adressait à Jérémie : « Qu'il l'avait « connu avant qu'il l'eût formé dans le ventre de sa « mère', » était la foi constante et la doctrine universelle
1. Omn! enîm habenU **ftur, et abundabit. S. Matth., e. XXV, V. 29.
5. Elias homo erat similis nobis, pa58il)ili?. S. Jacq., c. V, t. 17.
3. Priosquam te formarem in utero, novi te ; et antequam exircs devulva, sanctiilcavi te. Jérém., c, I, v. 5. *