‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 75 sur 181 · Ibiihf fol. 87, verso · texte numérisé non relu

Ibiihf fol. 87, verso

SIMON-BEN-JOCIIAI.

môme qu'il avait des prédécesseurs. Il nous est également difficile de les faire naître dans un temps plus rapproché de nous; d'abord parce que nous ne connaissons aucun fail <iui nous y autorise; ensuite nous rappellerons que, en dépassant la limite que nous avons indiquée, on ne trouve plus, on ne peut même plus supposer l'usage du dialecte hiérosolymitain ou de la langue dans laquelle le Zohar est composé. Ainsi les difficultés insurmontables que l'on rencontre dans les opinions qui se distinguent de la nôtre, deviennent dans celles-ci des faits positifs qui la confirment et qui, parmi les preuves dont nous nous sommes servi, ne doivent pas.étre comptées les dernières^

L'antiquité de la rédaction et celle plus prodigieuse encore des traditions qu'elle a recueillies ne font donc pas de doute.

Moïse, le grand législateur du peuple hébreu grossier et enfant, avait eu une mort mystérieuse et divine. Le chapitre XXXIV du Deutéronome dit : « Moïse est mort par le « commandement du Seigneur, qui l'a enseveli lui-même, et « on n'a jamais pu en trouver de traces; » d'autres hébraïsants traduisent ainsi, « gui l'a fait disparaître, sans que « l'on pût découvrir des traces de son corps. »

Quoi qu'il en soit, il est certain que du temps de Clément d'Alexandrie^ qui en fait expressément mention, les juifs et les chrétiens croyaient à l'ascension de Moïse dans les cieux; un livre connu alors, et qui était dans toutes les mains, certifiait que Josué, fils de Nun, avait été témoin du merveilleux événement. Quelque chose de pareil fut cru et enseigné par les disciples de Simon-ben-Jochaï sur le compte de leur glorieux maître, principal rédacteur du Zohar. Voici un document légendaire à ce sujet.

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