‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 74 sur 181 · La Kabbale f pages 122 et · texte numérisé non relu

La Kabbale f pages 122 et

2. Voyez son Commentaire sur le Sepher ietzirah^ édit. Mantoue, fol. 4b\

SON AiNTIOUlTÉ.

a La Kabbale u'est pas autre chose qu'une philosophie plus pure et plus sainte; seulement le langage de la philosophie et celui de la Kabbale sont différents *... Elle est ainsi appelée, parce qu'elle ne procède pas par raisonnement, mais par tradition. Et lorsque le maître a développé ses matières à son disciple, il ne faut pas encore que celui-ci ait trop de confiance en sa sagesse; il ne lui est pas permis de parler de cette science, si d'abord il n'y a été formellement autorisé par le maître. Ce droit lui sera accordé, c'est-à-dire qu'il pourra parler de la Mercaba, s'il a donné des preuves de son intelligence, et si les germes déposés dans son sein ont porté des fruits. Il faudra, au contraire, lui recommander le silence, si Ton ne trouve en lui qu'un homme extérieur, et s'il n'est pas encore arrivé au nombre de ceux qui se

distinguent par leurs méditations*. »

Après comme avant le treizième siècle, le systè&e dont Simon-ben-Jochaî peut être considéré au moins comme le plus illustre représentant, s'est principalement conservé et propagé par une multitude de traditions, que les uns se plaisaient à écrire, tandis que les autres, plus fidèles à la méthode de leurs ancêtres, les gardaient religieusement dans leur mémoire. Dans le Zohar se trouvent seulement réunies celles qui ont pris naissance depuis le premier siècle de l'ère chrétienne jusque vers la fin du septième. Eu effet, nous ne pouvons pas faire remonter à une époque moins reculée, je ne dirai pas la tradition, mais l'exislenee de ces traditions si semblables ou si liées entre elles par l'esprit qui les anime; car alors on connaissait déjà la Mercaba, qui n'est pas autre chose, comme nous savons, que cette partie de la Kabbale à laquelle le Zohar est spécialement consacré; et Simon-ben-Jochaï nous apprend lui-

1, Commentaire sur Sepher ietzirah , fol. 31.

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