‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 78 sur 181 · Manifestations historiques dea esprits^ 4® voU · texte numérisé non relu

Manifestations historiques dea esprits^ 4® voU

COSMOLOGIE

« peu connue, des vérités primordiales, livre vraiment sin- « gulier, que le docteur Sepp regarde avec raison comme « destiné à la solution future de bien des énigmes, et que « notre ami M. Drach, qui a bien voulu en traduire pour « nous quelques fragments, appelle un livre « émincm- « ment chrétien, ou plutôt le recueil des traditions juives « les plus pures et les plus anciennes^ »

« Voici donc que dans le Zohar (3" partie, fol. 4, col. 14), « il est longuement raconté (dit M. Dracb) que la terre « roule sur elle-même dans un cercle, en raison de ce mou- « vement particulier à tous les corps sphériques. Parmi ses « habitants, les uns se trouvent donc en bas et les autres « en haut, tous marchant debout. C'est pourquoi le point « des uns est éclairé, pendant que le point des autres est « dans l'obscurité. Ceux-ci ont le jour, ceux-là la nuit, et « il y a un point (le pôle) qui est tout jour, où la nuit ne « dure qu'un temps très-court, et ce qui est dit dans les « livres des anciens est conforme a ceci, et ce mystère a été « confié aux maîtres de la sagesse, mais pas aux géogra- « phes, parce que c'est un mystère profond de la loi. »

Passons maintenant à la seconde partie des révélations spirituelles : la pluralité des existences,

1. Jusqu'ici le Zoliar n'avait pas échappé à l'accusation ordinaire cl puérile de modernité ; mais noire traducteur, avec celle grande aulonlé d'hébraïsanl qu'il doit à son ancienne dignilé de rabbin, établit rimpossibilité, en raison de l'extrême pureté de son slyle syro-jérusalémite, de reporter le Zohar à une date moins ancienne que celle de • la dernière ruine de Jérusalem, dernière époque à laquelle ce slyle fût encore familier aux Juifs. Cette réflexion ne regarde que la rédaction cl la forme, le fond des traditions rapportées devant remonler. selon lui, a une anliquité indéfinie. Celle rédaction a été faite vers Tan 121 de notre ère, par R. Simon-ben-Jocbaï, et continuée par ses disciples. On y retrouve les traditions les plus reculées el jusqu'aux mystères les pins redoutables de- la foi. {Note de M. de Mirville )

rSYCHOLOGlE.

Le Zohar nous entrelient de notre origine, de nos destinées futures et de nos rapports avec TEtre divin. « L'homme, dit-il, est à la fois le résumé et le terme le « plus élevé de la création; c'est pour cela qu'il n'a e te « formé que le sixième jour. Sitôt que l'homme parut, « tout était achevé, et le monde supérieur et le monde « inférieur, car tout se résume dans l'homme; il réunit « toutes les formes. Mais il n'est pas seulement l'image « du monde, de l'universalité des êtres, en y comprenant « l'Être absolu ; il est aussi, il est surtout rimage de Dieu « considéré seulement dans l'ensemble de ses attributs

« infinis. »

Le voici d'abord représenté sous le premier de ces deux aspects, c'est-à-dire comme microcosme. « Neva pas croire « que l'homme soit seulement de la chair, une peau, des « ossements et des veines; loin de là! ce qui fait réelle- « ment l'homme, c'est son âme, et les choses dont nous « venons de parler, la peau, la chair, les ossements, les « veines, ne sont pour nous qu'un vêtement, yxxi^ carapace, « un tégument, mais elles ne sont pas l'homme et ne saute raient le constituer. Quand l'homme s'en va de celte « terre misérable, il se dépouille peu à peu de tous les « vices qui le couvreat. » Nous verrons bientôt, à la fin de ce chapitre, de quels éléments il se compose : l'un passager et transitoire, approprié à la vie d'ici-bas, les deux autres immortels; l'un changeant et devenant plus éthéré à mesure que l'àme monte, l'autre, l'étincelle divine, l'âme,' le moi, durant au milieu de toutes les transformations, tantôt avec le souvenir de son passé, tantôt privé de toute mémoire antérieure, en raison des nécessités de l'épreuve et des liens grossiers qu'il a dû contracter; mais partout et toujours l'union intime persiste de la Nichema (âme)

Page 1