‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 8 sur 181 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

THÉOLOGIE païenne

L'Immorfalilé selon riiisfoire.— Position du problème.— La mélcmpsycose chez les Hindous. — Les Védas. ~ Le Bliagavad Gila. — Les livres Zends. — Zoroastre. — Les Égyptiens. — Les Grecs. — Les Latins.

Lord Bolinghroke, qui poussa plus loin qu'aucun autre au dix-huitième siècle, comme on sait, Tesprit d'incrédulité, critique et philosophique, reconnaît lui-même que la doctrine de Timmortalité de l'âme et d'un état futur de récompenses et de châtiments, paraît se perdre dans les ténèbres de l'antiquité : elle précède tout ce que nous savons de certain. Dès que nous commençons à débrouiller le chaos de l'histoire ancienne, nous trouvons cette croyance établie de la manière la plus solide dans l'esprit des premières na-

t'iMMORTAUTÉ SELON L'HISTOIRE.

. tions que nous coiuiaissioas ^ |:ile se trouve également chez les barbares et chez les peuptes les plus policés. Les Scythes, les Indiens, les Gaulois, les Germains et les Bretons, aussi bien que les Grecs et les Romains, croyaient que les âmes sont immortelles, et que le: hommes passent de celte vie à une autre, quoique leurs idÛM sur la vie future manquassent peut-ôtre de précision».' Lorsque les voyageurs européens ont découvert l'Amérisue, à peine cnt-ifs trouvé quelque nation qui n'eût pas une idée d'un état à venir.

L'auteur de la Divine légation de Moïse fait observerquc les anciens poètes grecs, qui parlent des mœurs de leur nation et des autres peuples, représentent cette doctriae comme une croyance populaire reçue partout'. Timée le pythagoricien, loue beaucoup Homère d'avoir conservé dans ses poëmes l'ancienne tradition des châtiments de autre vie^ Si c'était une ancienne tradition du temps • Homère, elle doitétrodeja plus haute antiquité. Dans les «lialogues de Platon, Socrate s'attache à prouver l'immortalité de l'âme par la voie du raisonnement; mais il ne prétendait pas être l'inventeur de cette doctrine. Il en parle non comme d'une vérité qu'il a découverte par ses profondes méditations, mais comme d'une tradition ancienne et respectable. Il dit dans \e Phédon: « J'espère qu'il y « aura encore quelque chose après la mort; et que, comme « ou le dit depuis longtemps, la vie future sera meilleure' " pour les hommes vertueux que pour les méchants». J Platon était du même sentiment que son maître. Il dit

1. Work,, vol. y, p. Î37. ÊJH. in-l». J. Gro.iu,, De veriiale (( - '3. ^"m,., lib. ,, p. 22. 3. \v„.A., .ol. 11. I. „, § ,, p. 90. K,lil. .,,-.0. 4. j.„„„ d, r„„, ,,„ „,„„,, à la nn. - 5. Plat. 0/Kr., p. .387. A, cilil. Lugd.

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