‹ La pluralité des existences de l'âme [microform], conforme à la doctrine de la pluralité des mondes;Chapitre 9 sur 181 · L'IMMORTALITÉ SELON L'HISTOIRE · texte numérisé non relu

L'IMMORTALITÉ SELON L'HISTOIRE

expressément que l'on doit croire aux^ opinions anciennes et sacrées qui enseignent 'que l'àme'est immortelle, et qu'après cette vie elle sera jugée et punie sévôremen/, si elle n'a pas vécu comme il convient à un être raisonnable'. Celte expression, « lee-opinions anciennes et sacrées, J ne peut désigner que les traditions de la plus haute antiquité et d'une origine divine. Platon conclut du dogme de l'immortalité^ qu'il vaut mieux souffrir l'injustice que d'en être l'auteur. AHstote, cité par Plutarque, parle du bonheur des hommes après cette vie comme d'une opinion de la plus ancienne date, dont personne ne peut assigner Torigine ni l'auteur, et qui vient d'une tradition qui se perd dans l'obscurité des âges les plus reculés 2. Cicéron dit que l'immortalité de l'âme a été soutenue par des savants de la plus grande autorité, ce qui est d'un grand poids en quelque cause que ce soit; que c'est une opinion commune à tous les anciens, à ceux qui, approchant de plus près des dieux, par l'ancienneté de leur origine, en étaient d'autant plus en état de connaître la vérité. Aucto. ribus quidcm ad istam sentent iam uti optimis possumus, quod m omnibus causis et débet et solet valere plurimum, et pnmum quidem omni antiquitate, quœ quo propius ctberat ab ortu et divina prorjenie, hoc melius ea fartasse qnœ erant vera cernebat\ Il ajoute que « les anciens admirent cette opinion avant la naissance de la philosophie, qui ne commençi à être cultivée que bien longtemps après; et qu'ils en étaient persuadés par une espèce d'in- Vration naturelle, sans en avoir étudié les raisons »> : Qui nondum ea quœ multis post annis tractari cœpissent

1. Episi. VH, Oper^, p. 710. A. - 2. Piularch., in Comol, ad Apollon, Oper., tome II, p. 1 15. C. edil. X>I. 3. Tmcnl. qnœst. i, 1,N. 12. '

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